Wikileaks: 852 documents sur la Belgique, 4.059 pour l'Otan

Selon les tableaux publiés sur le site de Wikileaks dimanche, le nombre de documents concernant la Belgique parmi les mémos diplomatiques des Etats-Unis, serait inférieur au nombre annoncé par le quotidien allemand Der Spiegel.

Wikileaks: 852 documents sur la Belgique, 4.059 pour l'Otan
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Belga

Selon les tableaux publiés sur le site de Wikileaks dimanche, le nombre de documents concernant la Belgique parmi les mémos diplomatiques des Etats-Unis, serait inférieur au nombre annoncé par le quotidien allemand Der Spiegel, a indiqué Le Soir sur son site internet.

Au lieu de 1.136 documents, il s'agirait de 852 concernant la Belgique ainsi que plus de 4.000 ayant trait à l'Otan, dont le siège se situe à Evere.

L'un des mémos suggère qu'accepter davantage de prisonniers venus de Guantanamo "serait une manière bon marché pour la Belgique de prendre de l'importance en Europe" a noté le New York Times; information relayée par Le Soir ensuite.

Par ailleurs, plus de 4.000 documents concerneraient l'Otan, dont le siège est à Evere, "alors qu'on parlait dans un premier temps de 499 documents", rapporte encore Le Soir qui publie ces informations en collaboration avec les sites Owni.fr et Slate.fr.


Vanackere: "peu de choses choquantes" sur la Belgique Le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a affirmé lundi avoir décelé "peu de choses choquantes" concernant la Belgique dans les documents publiés dimanche soir par le site WikiLeaks, tout en s'inquiétant sur certaines pratiques de la diplomatie américaine. "J'ai l'impression que bien des choses qui sont présentées comme des fuites étaient en réalité déjà connues", a-t-il dit à la VRT-radio. Il a notamment faite référence à l'un de ces messages sur la Belgique diffusés et qui traite de la position du gouvernement belge sur l'accueil de détenus du camps de Guantanamo, "une manière bon marché pour la Belgique de prendre de l'importance en Europe". L'ambassadeur américain en Belgique, Howard Gutman, a fait à plusieurs reprises des déclarations publiques allant dans le même sens. M. Vanackere (CD&V) a toutefois qualifié d'"inquiétant" le fait que les Etats-Unis exigent de leurs diplomates qu'ils jouent davantage un rôle d'espion, en obtenant par exemple le numéro des cartes de crédit de responsables étrangers, ou des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations Unies, comme des mots de passe et codes secrets. "Cela va trop loin. Nous devons bien examiner quel est l'équilibre entre les intérêts (à défendre) et les moyens qui sont mis en oeuvre", a souligné le chef de la diplomatie belge, parlant de "confusion" entre le travail diplomatique et l'espionnage".


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