Le président équatorien ne veut pas inviter le fondateur de Wikileaks

Le président équatorien Rafael Correa a affirmé mardi soir que Quito n'avait nullement l'intention d'inviter le fondateur du site Wikileaks à résider dans son pays, contrairement à ce qu'avait annoncé la veille le vice-ministre des Affaires étrangères.

Le président équatorien ne veut pas inviter le fondateur de Wikileaks
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AFP

Le président équatorien Rafael Correa a affirmé mardi soir que Quito n'avait nullement l'intention d'inviter le fondateur du site Wikileaks à résider dans son pays, contrairement à ce qu'avait annoncé la veille le vice-ministre des Affaires étrangères.

"Concernant le directeur de Wikileaks, aucune proposition formelle n'a été lancée. Celle-ci relevait d'une déclaration personnelle du vice-ministre des Affaires étrangères (Kintto Lucas) qui n'avait pas mon autorisation", a déclaré Rafael Correa lors d'une conférence de presse à Guayaquil (sud). "Nous n'allons jamais soutenir de violation de la loi dans un (autre) pays", a-t-il poursuivi.

La veille, le vice-ministre avait affirmé que son pays était prêt à accorder un titre de séjour à Julian Assange.

"Nous sommes ouvert à l'idée de lui accorder un droit de résidence en Equateur, sans aucune condition", avait-il déclaré, en précisant qu'il pourrait depuis ce pays "exposer librement (...) toute la documentation obtenue par son site", soit plus de 250.000 notes diplomatiques dont le contenu a commencé à être publié dans plusieurs grands journaux dimanche.

Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères Ricardo Patiño avait confirmé l'invitation toute en assurant qu'il faudrait vérifier les "aspects légaux" pour offrir un droit de séjour à Julian Assange.

Rafael Correa a aussi vivement critiqué Washington, estimant que le contenu de certaines notes divulguées montrait des actions d'"espionnage" de la part de diplomates américaines.

"Les Etats-Unis ont commis une grave erreur, ils ont détruit la confiance de pays alliés et de pays amis avec ces actes d'espionnage, avec ce type de messages", a-t-il déclaré.

Le fondateur de Wikileaks est visé depuis mardi par un mandat d'arrêt international, diffusé par Interpol après que la Suède eut annoncé que cet Australien de 39 ans était recherché dans ce pays pour "viol et agression sexuelle".

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