WikiLeaks: Cuba, "refuge" des FARC et de l'ETA

Cuba sert de "refuge" à des membres de la guérilla colombienne des FARC et du groupe séparatiste basque ETA qui viennent s'y reposer et recevoir des soins, affirment des diplomates américains dans un mémo datant de février 2009 et diffusé par Wikileaks.

WikiLeaks: Cuba, "refuge" des FARC et de l'ETA
©AP
AFP

Cuba sert de "refuge" à des membres de la guérilla colombienne des FARC et du groupe séparatiste basque ETA qui viennent s'y reposer et recevoir des soins, affirment des diplomates américains dans un mémo datant de février 2009 et diffusé par Wikileaks.

"Nous avons des rapports fiables indiquant la présence de membres de l'ELN (Armée de Libération nationale), des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et de l'ETA à La Havane", indique ce mémo de la Section d'intérêts américains, qui fait office à Cuba de mission diplomatique, adressé au département d'Etat américain.

Les diplomates soulignent, sans préciser leur nombre, que des "membres de l'ETA assistant les FARC ont passé du temps à Cuba et certains ont même des membres de leur famille au pays", selon ce mémo publié mardi soir par le quotidien espagnol El Pais sur la base du matériel obtenu par Wikileaks.

Selon ce mémo, les militants profitent de leur passage sur l'île communiste pour se "reposer, recevoir des traitements médicaux et autres services". "Il est peu probable qu'il y ait des activités opérationnelles étant donné leur besoin d'un refuge", notent les diplomates en estimant que le gouvernement de Raul Castro "peut avoir une influence sur les FARC".

"Le département international du Parti communiste cubain entretient des relations étroites avec le Parti communiste clandestin de Colombie qui sert de branche politique aux FARC, et, jusqu'à un certain point, à l'ELN", selon le document classé "secret".

Cuba figure avec l'Iran, la Syrie et le Soudan dans la liste noire des pays soutenant, selon le département d'Etat américain, le terrorisme. Rejetant ces accusations, La Havane affirme que d'anciens membres de l'ETA ont trouvé refuge à Cuba à la suite d'un accord avec Madrid.

L'île communiste est sous embargo américain depuis 1962 et n'entretient pas de relations diplomatiques formelles avec les Etats-Unis.

La justice espagnole accuse pour sa part le Venezuela, pays allié de Cuba, d'avoir accueilli des membres de l'ETA et des FARC ayant notamment échangé des cours de maniement d'armes et d'explosifs.

Sur le même sujet