WikiLeaks: Lieberman prône la "franchise" dans les relations diplomatiques

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, personnalité connue pour son franc-parler et ses propos peu diplomatiques, a préconisé mercredi la "sincérité" et la "cohérence" dans la diplomatie à la suite des révélations du site WiKiLeaks.

WikiLeaks: Lieberman prône la "franchise" dans les relations diplomatiques
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AFP

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, personnalité connue pour son franc-parler et ses propos peu diplomatiques, a préconisé mercredi la "sincérité" et la "cohérence" dans la diplomatie à la suite des révélations du site WiKiLeaks.

"Il faut toujours être sincère, cohérent et responsable, aussi bien en public qu'en privé. Je le savais avant les révélations de WikiLeaks et c'est désormais clair pour tout le monde", a assuré M. Lieberman à la radio publique. "L'Etat d'Israël n'a pas à s'inquiéter des publications de WikiLeaks", a ajouté ce populiste, chef d'un parti ultranationaliste, qui ne mâche pas ses mots, en estimant que la plupart des documents révèlent "des commentaires sur des commentaires, qu'il ne faut pas prendre trop au sérieux".

Selon le chef de la diplomatie israélienne, l'impact de WikiLeaks va toutefois se traduire par "un changement fondamental des règles de la diplomatie".

Les responsables israéliens ont exprimé dans un premier temps leur soulagement après avoir craint que les révélations de documents confidentiels américains ne soient une cause d'embarras, considérant qu'ils confirmaient surtout les prises de position officielles de ses dirigeants.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi "qu'Israël n'avait subi aucun dommage", précisant toutefois: "A partir du contenu que j'ai vu pour le moment".

"Israël est une société libre et largement ouverte", a-t-il ajouté en jugeant que les révélations de WikiLeaks confortaient les déclarations publiques israéliennes.

Selon les documents de WikiLeaks, les Etats-Unis ont été très fortement incités à la fermeté à l'égard de l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire, à la fois par Israël et les pays du Golfe, le roi d'Arabie saoudite soutenant l'option militaire