WikiLeaks: le site de l'avocat des deux Suédoises également attaqué

Le site internet et les e-mails de l'avocat des deux Suédoises accusant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange de "viol et agression sexuelle" ont été visés par une attaque informatique, après un piratage similaire visant le site du parquet, a annoncé le juriste.

AFP

Le site internet et les e-mails de l'avocat des deux Suédoises accusant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange de "viol et agression sexuelle" ont été visés par une attaque informatique, après un piratage similaire visant le site du parquet, a annoncé le juriste. "Notre boîte e-mail et notre site internet ont été piratés la nuit dernière ou tôt ce matin", a déclaré Me Claes Borgström lors d'une conférence de presse dans son cabinet à Stockholm. "Nous pensons que ce sont les mêmes personnes qui ont attaqué le site des procureurs", a ajouté l'avocat des deux plaignantes suédoises.

Selon Panda Security, le site du parquet (aklagare.se) a été rendu inaccessible par des pirates regroupés au sein d'un groupe baptisé "Anonymes". Après avoir été inaccessible plusieurs heures, le site des procureurs suédois, canal de diffusion des annonces du procureur en charge du dossier Marianne Ny, était de nouveau opérationnel.

Ces attaques informatiques interviennent après que Julian Assange, lui-même ancien pirate informatique, a été placé en détention mardi à Londres après l'envoi d'un mandat d'arrêt par la Suède, qui réclame son extradition.

Le site de WikiLeaks est lui-même la cible de cyber-attaques depuis qu'il a commencé à mettre en ligne quelque 250.000 câbles diplomatiques américains le 28 novembre.


Des pirates informatiques attaquent Postfinance et Mastercard Des pirates informatiques ont attaqué les sites internet du suisse Postfinance et de l'américain Mastercard en représailles à la fermeture des moyens de paiements de WikiLeaks, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. Ces pirates, regroupés sous le nom "AnonOps" et qui disent lutter contre la censure et les droits d'auteurs, ont lancé l'opération "Payback" (vengeance), selon leur site internet anonops.net. "La première guerre informatique a maintenant débutée. Le champ de bataille est WikiLeaks", ont-ils indiqué. Parmi les victimes figure le site internet Postfinance.ch, filiale de services financiers de la Poste suisse, qui a abrité puis fermé un compte du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Depuis lundi soir, Postfinance.ch subit des attaques par déni de service (DDos) visant à surcharger ce dernier et à le rendre indisponible, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'institut financier. Les pirates informatiques à l'origine de ces attaques, ont par ailleurs annoncé sur leur site avoir attaqué le site de Mastercard. Le site de l'entreprise de cartes de crédit était en effet indisponible vers 11H00 GMT. Un porte-parole de Mastercard, contacté par l'AFP, n'a cependant pas voulu dire s'il subissait des attaques informatiques. D'autres sites internet en relation avec WikiLeaks ont été attaqués par des pirates non identifiés, notamment le service de paiement PayPal, mais aussi le site et les courriels de l'avocat des deux Suédoises accusant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange de "viol et agression sexuelle". Postfinance avait annoncé lundi avoir fermé le compte de M. Assange, en raison de "fausses indications sur son lieu de domicile". L'argent placé sur le compte de M. Assange pourra a tout moment être viré sur un autre compte, a dit le porte-parole.

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