WikiLeaks montre la "vulnérabilité" de l'Iran, estime Moussavi

Les documents révélés par WikiLeaks montrent la "vulnérabilité" de l'Iran, a estimé dimanche l'un des leaders de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi, accusant le gouvernement de mener une politique provocatrice vis-à-vis des voisins arabes de Téhéran.

WikiLeaks montre la "vulnérabilité" de l'Iran, estime Moussavi
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AFP

Les documents révélés par WikiLeaks montrent la "vulnérabilité" de l'Iran, a estimé dimanche l'un des leaders de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi, accusant le gouvernement de mener une politique provocatrice vis-à-vis des voisins arabes de Téhéran.

Selon ces documents émanant de la diplomatie américaine, plusieurs dirigeants des pays arabes de la région ont demandé aux Etats-Unis d'intervenir, y compris militairement, pour stopper le programme nucléaire iranien. "Certains de ces documents montrent notre situation vulnérable dans la région, provoquée par l'aventurisme" du gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré M. Moussavi dans un entretien accordé au journal internet de l'opposition Qalamsabz.

M. Moussavi a accusé le gouvernement du président Ahmadinejad "d'inciter à la peur", d'avoir "une diplomatie faible" et de "donner un spectacle excessif de la puissance militaire" de l'Iran dans la région.

"Ils ont oublié de construire des relations constructives avec les pays de la région et nous n'avons pas de réels alliés parmi nos voisins", a-t-il ajouté. Selon les documents obtenus et publiés par WikiLeaks, la plupart des dirigeants arabes du Golfe ont pressé les Etats-Unis d'intervenir pour mettre fin au programme nucléaire iranien controversé, le roi Abdallah d'Arabie saoudite appelant même à plusieurs reprises à une intervention militaire pour "couper la tête du serpent".

Le président Ahmadinejad a affirmé la semaine dernière que les documents publiés par WikiLeaks étaient "sans valeur", et qu'ils n'affecteraient pas les relations entre l'Iran et ses voisins.

Candidat malheureux de l'opposition à la présidentielle de juin 2009, M. Moussavi a dénoncé une fraude massive et ne reconnaît pas la victoire de M. Ahmadinejad.