"WikiLeaks: comment les Cubains ont déçu Louis Michel"

Le site internet Wikileaks a publié jeudi un câble diplomatique américain relatant comment le Belge Louis Michel, alors commissaire européen, a feint l'optimisme vis-à-vis de Cuba, de retour d'une visite officielle à Fidel Castro en 2005.

"WikiLeaks: comment les Cubains ont déçu Louis Michel"
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BELGA

Le site internet Wikileaks a publié jeudi un câble diplomatique américain relatant comment le Belge Louis Michel, alors commissaire européen, a feint l'optimisme vis-à-vis de Cuba, de retour d'une visite officielle à Fidel Castro en 2005, rapporte Le Soir sur son site internet.

Mais le mémo diplomatique américain révélé ce jeudi par WikiLeaks montre que cet optimisme était feint, Louis Michel voulant ainsi pousser le ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Perez Roque à saisir la perche diplomatique offerte par les Européens.

En réalité, selon le mémo américain cité par lesoir.be, "le style de négociation du ministre cubain des Affaires étrangères peut être décrit comme: 'je vous donnerai l'heure si vous me donnez votre montre'." "Dans cet esprit, Perez Roque a dit plusieurs fois à Michel que le prérequis pour des liens UE-Cuba plus étroits était que l'Europe abandonne son soutien à la résolution américaine sur Cuba", poursuit le texte classé "confidentiel". Louis Michel, se doutant que ses déclarations d'optimisme allaient semer le doute chez les Américains, a fait appeler le poste diplomatique américain à Bruxelles pour communiquer son véritable sentiment.

Ce qui se traduit dans le mémo US par: "Michel est revenu déprimé et découragé" de Cuba et a été "frappé par la vision figée et sans illusion qu'avaient les officiels cubains sur le monde".

La rencontre entre Louis Michel et Fidel Castro a, selon le mémo, "commencé par la visite presque surréaliste de l'une des pièces de Castro où il expose, comme si c'était une pièce de musée, des produits d'exportation chinois", indique encore le câble diplomatique.

Pour Le Soir, "rien de ce que contient ce texte n'est de nature à remettre en cause ou déconsidérer les efforts mis en oeuvre par M. Michel. "