Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dans tous les cas

La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen se qualifierait pour le second tour de la présidentielle en France en éliminant le président Nicolas Sarkozy, que le candidat socialiste soit Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande, selon un sondage publié dimanche.

AFP
Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dans tous les cas
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La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen se qualifierait pour le second tour de la présidentielle en France en éliminant le président Nicolas Sarkozy, que le candidat socialiste soit Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande, selon un sondage publié dimanche.

Ce sondage est publié au soir du second tour des élections cantonales (locales), marquées par une déroute de la droite face au parti socialiste et une percée du Front National (FN, extrême droite).

D'après cette enquête de l'institut Ipsos, la présidente du FN arriverait même en tête du premier tour de l'élection présidentielle, avec 22%, si Ségolène Royal est la candidate du parti socialiste (PS). C'est d'ailleurs le seul cas de figure où M. Sarkozy parvient à franchir le premier tour, avec 21% contre 17% à Mme Royal.

Le pire scénario pour le chef de l'Etat est celui d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn: à la question "Si vous aviez au premier tour le choix entre les candidats suivants?", il ne recueille que 17% contre 21% pour Mme Le Pen et 34% pour le directeur général du FMI.

En cas de candidature de la patronne du PS Martine Aubry, Nicolas Sarkozy atteint 20%, mais reste derrière la présidente du FN (22%) et la première secrétaire du PS (25%).

Si l'ancien secrétaire général du PS François Hollande représente les socialistes, il devance avec 23% d'une courte tête Marine Le Pen (22%) et M. Sarkozy (21%).

Durant la première quinzaine de mars, trois sondages avaient déjà évoqué l'élimination dès le premier tour du président sortant, au profit de Marine Le Pen, qui a succédé à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du parti le 16 janvier.

Moins provocatrice que son père, Marine Le Pen inscrit le discours de son parti dans la mouvance des partis populistes et d'extrême droite européens, en Suisse et aux Pays-Bas notamment.

Tirant parti de l'exaspération des Français face à la crise économique et sociale, elle a réussi à faire de l'islam et de la place des musulmans dans la société un des principaux enjeux du débat politique national.