Altercation violente entre Copé et Le Pen

Jean-François Copé, patron de l'UMP, analysait hier, à chaud, sur LCI les premiers résultats des cantonales. Le ton est monté lors d'une intervention de Marine Le Pen: "Cette arrogance et ce mépris feront, Monsieur Copé, que demain vous serez jeté de la vie politique, les Français vous tourneront le dos! On préfère être entre énarques, entre apparatchiks à l'UMP. Tout ça, c'est fini! Ce soir vous en sentez le goût, aux présidentielles vous en sentirez l'odeur".

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Altercation violente entre Copé et Le Pen
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Jean-François Copé, patron de l'UMP, analysait hier, à chaud, sur LCI les premiers résultats des cantonales. "La victoire de l'UMP dans le département du Val d'Oise, le département de DSK, mérite d'être signalée. Mais également la violences des mots et des formules de Monsieur Alliot, candidat FN". JF Copé dénonce ensuite "l'attitude policée de Marine Le Pen" derrière laquelle se cache, selon lui, des propos haineux. Et il ne faudra attendre que quelques minutes pour donner un sens à ses paroles.

Pierre Sled, journaliste de LCI donne la parole à la présidente du Front National qui dénonce un système anti-démocratique mis au jour par le résultats du deuxième tour des cantonales: "C'est un véritable scandale mais le système va céder. Quant à Monsieur Copé, il se raccroche à quelques petites victoires et sa stratégie va être remise en cause."

Jean-François Copé soutient malgré tout la stratégie du "ni,ni" mise en place pour le deuxième tour des cantonales. "Madame Le Pen est toujours très agressive" conclut-il. "Elle nous traite de vieux mais nous avions des candidats FN tous plus anonymes les uns que les autres en face de nous. Je crois que dans le domaine de la morale, Madame Le Pen pourra elle aussi balayer devant sa porte."

Le ton monte alors entre les deux intervenants: "Cette arrogance et ce mépris feront, Monsieur Copé, que demain vous serez jeté de la vie politique, les Français vous tourneront le dos! On préfère être entre énarques, entre apparatchiks à l'UMP. Tout ça, c'est fini! Ce soir vous en sentez le goût, aux présidentielles vous en sentirez l'odeur".

Le mot de la fin sera laissé à un Jean-François Copé qui ne s'attendait sans doute pas à un échange aussi vif: "Elle s'est montrée telle qu'en elle-même. Nous avons en face de nous une extrême-droite qui montre très vite son vrai visage".