Liliane Bettencourt ne peut gérer seule son patrimoine

La juge des tutelles de Courbevoie a jugé en mars que l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt, malade, était dans "l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts", a indiqué mercredi une source judiciaire, confirmant une information du Monde.fr.

Liliane Bettencourt ne peut gérer seule son patrimoine
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La juge des tutelles de Courbevoie avait estimé en mars que l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, malade, était dans "l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts", a indiqué mercredi une source judiciaire, confirmant une information du Monde.fr.

Pour autant, si la juge des tutelles estime que "les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt sont nettement altérées par une maladie cérébrale", elle ne conclut pas encore à une mise sous protection qui peut prendre la forme d'un placement sous tutelle.

Cette procédure de mise sous protection relancée à plusieurs reprises par Françoise Bettencourt-Meyers est toujours en cours, malgré la réconciliation survenue entre les deux femmes fin 2010 et un protocole annonçant leur retrait mutuel de toutes les procédures de justice.

Malgré cet accord, Françoise Bettencourt-Meyers s'est tournée mardi vers la juge des tutelles pour s'inquiéter de l'influence qu'elle juge néfaste de personnes dans l'entourage de sa mère et plus particulièrement celle de son avocat Me Pascal Wilhelm, selon une source proche du dossier, confirmant une autre information du Monde.

Françoise Bettencourt-Meyers estime en effet qu'un "nouveau cordon sécuritaire" se reconstitue autour de sa mère, "au détriment de sa famille", "laissant craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Liliane Bettencourt", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Selon cette source, la fille unique de l'une des premières fortunes de France s'inquiète plus particulièrement de l'exécution du mandat de protection future, confié à l'avocat de la milliardaire, Me Pascal Wilhelm, qui gérerait les intérêts de sa cliente en cas de placement sous tutelle.

Par ailleurs, la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) avait saisi la Cour de cassation pour lui demander si le précédent désistement de Françoise Bettencourt-Meyers entraînait l'extinction de la procédure de mise sous tutelle de sa mère.

La juge a demandé à la Cour de trancher deux questions de droit et notamment la suivante: "Est-ce que le désistement d'un requérant, accepté le cas échéant par la personne à protéger, entraîne de plein droit l'extinction de la procédure en cours devant le juge des tutelles ?". L'autre concerne l'exécution du mandat de protection future.

La Cour de cassation doit rendre son avis le 20 juin.