Israël va examiner l'élargissement des sanctions contre l'Iran

Le gouvernement israélien va examiner, lors de sa réunion hebdomadaire dimanche, l'élargissement des sanctions contre l'Iran, quelques semaines après des révélations sur des relations commerciales nouées par un groupe israélien avec Téhéran, ennemi juré d'Israël.

AFP
Israël va examiner l'élargissement des sanctions contre l'Iran
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Le gouvernement israélien va examiner, lors de sa réunion hebdomadaire dimanche, l'élargissement des sanctions contre l'Iran, quelques semaines après des révélations sur des relations commerciales nouées par un groupe israélien avec Téhéran, ennemi juré d'Israël.

"Le gouvernement israélien va débattre dimanche de l'élargissement des sanctions économiques contre l'Iran, après les recommandations faites par un comité gouvernemental créé à ce sujet", a annoncé samedi le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué.

Selon la même source, le débat portera sur un "ensemble de sanctions économiques incluant des mesures administratives et réglementaires qui mettront Israël, avec d'autres pays, en première ligne au niveau international en matière de sanctions contre l'Iran".

La commission économique du Parlement israélien avait convoqué fin mai un débat en urgence sur les accusations portées contre le groupe israélien Ofer, accusé d'avoir fait du négoce avec l'Iran.

Les Etats-Unis ont placé en mai la société Ofer Brothers Group et sa filiale de Singapour Tanker Pacific sur une liste noire pour avoir vendu en septembre 2010 un bateau-citerne (8,6 millions de dollars) à la compagnie maritime iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) en violation de l'embargo international frappant Téhéran pour ses activités nucléaires controversées.

Cette affaire, qui a fait scandale en Israël, a été baptisée par les médias israéliens "l'Ofergate".

Le conseiller juridique du groupe Ofer, l'avocat Eyal Wolfstahl, avait affirmé que la maison mère israélienne n'avait aucun lien avec la Tanker Pacific.

En vertu d'une loi israélienne, l'Iran est considéré comme "pays ennemi", et le ministère des Finances est compétent pour appliquer une loi de 1939 remontant au Mandat britannique sur la Palestine toujours en vigueur qui interdit de commercer avec l'ennemi.