L'ex-épouse de DSK entendue vendredi par la police dans l'affaire Banon

L'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, Brigitte Guillemette, a été entendue comme témoin vendredi dans le cadre de l'enquête sur les accusations de tentative de viol portées par Tristane Banon contre DSK, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

AFP
L'ex-épouse de DSK entendue vendredi par la police dans l'affaire Banon
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L'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, Brigitte Guillemette, a été entendue comme témoin vendredi dans le cadre de l'enquête sur les accusations de tentative de viol portées par Tristane Banon contre DSK, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Mme Guillemette, qui est également la marraine de Tristane Banon, a été entendue vendredi par les enquêteurs, a-t-on précisé.

Parallèlement, un journaliste d'un site internet ayant travaillé avec Tristane Banon a également été entendu vendredi, a-t-on ajouté.

Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, d'avoir tenté de la violer en février 2003 dans un appartement du centre de Paris lors d'une rencontre pour un entretien dans le cadre de la préparation d'un livre. La jeune femme de 32 ans a été entendue lundi par la police.

Pour DSK, la scène que Tristane Banon a racontée lors d'une émission télévisée en 2007, puis dans un entretien à un site internet en 2008, est "imaginaire". Ses avocats ont déposé plainte pour dénonciation calomnieuse auprès du parquet de Paris.

De son côté, la mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, a déclaré récemment dans plusieurs entretiens à la presse qu'elle avait contacté peu après les faits Brigitte Guillemette afin de rencontrer l'ancien dirigeant socialiste et responsable du FMI pour évoquer avec lui l'agression présumée subie par sa fille.

A l'époque des faits présumés, Anne Mansouret, élue socialiste, avait dissuadé sa fille de porter plainte.

Aux Etats-Unis, où Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle et de tentative de viol par une employée d'hôtel de New York, la justice a annoncé le report au 1er août de la prochaine audience.

Le 1er juillet, à la suite d'inexactitudes dans le récit de sa victime présumée, DSK a été libéré sur parole mais le juge américain ne lui a pas rendu son passeport et n'a pas réduit les accusations qui pèsent sur lui.