Israël: coup d'envoi de nouvelles manifestations sociales dans 12 villes

De nouvelles manifestations contre la vie chère, qui agitent Israël depuis un mois, ont démarré samedi soir dans une douzaine de villes israéliennes, en dehors de Tel-Aviv et Jérusalem, afin de tenter d'étendre la contestation à l'ensemble du pays

Israël: coup d'envoi de nouvelles manifestations sociales dans 12 villes
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De nouvelles manifestations contre la vie chère, qui agitent Israël depuis un mois, ont démarré samedi soir dans une douzaine de villes israéliennes, en dehors de Tel-Aviv et Jérusalem, afin de tenter d'étendre la contestation à l'ensemble du pays.

A 21H00 locales (18H00 GMT), quelque 50.000 personnes étaient mobilisées dans l'ensemble du pays.

Le principal rassemblement devait se tenir à Beersheva, dans le sud d'Israël, où les organisateurs espéraient mobiliser des dizaines de milliers de participants venus de la région du Néguev.

A Haïfa, la capitale du nord du pays, quelque 25.000 manifestants étaient réunis, selon la police. Il étaient 5.000 à Afula, en Galilée, également dans le nord, 2.000 à Modiin (centre) et 1.500 à Eilat (extrême sud).

Sur une grande place de Beersheva, une immense banderole était déployée, sur laquelle était écrit: "Le Néguev se réveille", tandis que des manifestants brandissaient des pancartes: "Israël m'est cher", "le Sud en colère", "Pour un Etat providence maintenant".

Les foules ont de nouveau scandé: "Le peuple exige la justice sociale", le slogan adopté par la contestation depuis son début à la mi-juillet avec l'apparition des premières tentes de protestations le long du boulevard Rothschild, dans le quartier le plus chic de Tel-Aviv.

Samedi, l'objectif déclaré des organisateurs n'était pas seulement de diversifier le mouvement sur le terrain mais de mobiliser des couches de la population particulièrement défavorisées afin de ne pas apparaître comme une protestation "bobo" (bourgeois-bohème).

Jusqu'à présent, ce sont surtout les classes moyennes et les étudiants qui ont été les plus actifs.

Samedi dernier, plus de 300.000 personnes avaient manifesté à Tel-Aviv. Selon un sondage rendu public mardi, une très grande majorité de la population israélienne (88%) soutient cette grogne sociale, la première du genre d'une telle ampleur en Israël et 53% d'entre eux se disent prêts à participer à des manifestations.

Soumis à cette pression, M. Netanyahu s'est dit prêt à infléchir son approche ultra-libérale de l'économie pour répondre aux exigences des manifestants. Il a créé une commission chargée de proposer des réformes avec les partenaires sociaux et de présenter des recommandations au gouvernement d'ici un mois.

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