Mario dévoile son "full Monti"

Le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, et Mario Monti, l’ex-commissaire européen qu’il a chargé de constituer un nouveau gouvernement déjeunaient ensemble ce mardi. L’avancement des consultations, exposé par l’économiste, semble conséquent.

G.M.

Le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, et Mario Monti, l’ex-commissaire européen qu’il a chargé de constituer un nouveau gouvernement déjeunaient ensemble ce mardi. L’avancement des consultations, exposé par l’économiste, semble conséquent.

Un nouveau rendez-vous entre les deux hommes est en effet pris pour ce mercredi dans la matinée. Les noms des ministres du gouvernement que présiderait M. Monti pourraient être connus à l’issue de celui-ci. Un représentant du patronat italien, Ivan Malavasi, qui sortait d’une rencontre avec M. Monti, le disait "presque prêt".

Malavassi a assuré à M. Monti que les entrepreneurs, bien que plaidant pour un allégement de la fiscalité, étaient prêts à contribuer à d’éventuelles taxes supplémentaires pour sortir le pays de la crise.

Au centre de toutes les attentions, le poste de ministre de l’Economie pourrait revenir à Guido Tabellini. Recteur de l’université Bocconi de Milan, il est naturellement proche de Mario Monti qui occupe la présidence de l’institution dont il est lui-même diplômé depuis 1994.

Malgré l’ardeur à la tâche déployée par le "professeur" et les qualités d’économiste de celui-ci, les marchés rechignaient encore à se montrer convaincus. Le rendement des obligations italiennes à dix ans est en effet repassé au-dessus des 7 % ce mardi.

A l’issue de nouvelles consultations des forces politiques et sociales, Mario Monti s’est déclaré "serein et convaincu que l’Italie pourra surmonter la phase difficile actuelle". Aux marchés, il a demandé lundi soir d’être patients et de respecter le "temps démocratique".

Dans la soirée, l’ex-commissaire européen a déclaré avoir "rencontré chez tous la pleine conscience de la situation actuelle d’urgence" avant d’exprimer sa "confiance dans la solidité des institutions et de la société civile dans sa pluralité". M. Monti a dit avoir beaucoup apprécié de l’ensemble de ses interlocuteurs "le sens de leurs responsabilités et la volonté d’apporter des réponses efficaces et consensuelles pour assurer une croissance stable et durable".

Après l’acceptation officielle de sa charge de Premier ministre, Mario Monti ne devrait pas lever le pied. Son gouvernement présenté, il pourrait solliciter d’ici vendredi un indispensable vote de confiance au Parlement.