Reynders confiant sur la situation en RDC

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a exprimé mercredi l'espoir que l'annonce des résultats provisoires complets de l'élection présidentielle de la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC) se passe sans "trop de perturbations".

Reynders confiant sur la situation en RDC
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Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a exprimé mercredi l'espoir que l'annonce des résultats provisoires complets de l'élection présidentielle de la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC) - désormais attendue jeudi - se passe sans "trop de perturbations", alors que tout le pays, à commencer par sa capitale, Kinshasa, retient son souffle et craint une éruption de violences. "Il y a une situation sur place qui semble relativement bien maîtrisée", a-t-il déclaré à la presse à l'occasion d'une brève cérémonie de passage de témoin avec son prédécesseur, Steven Vanackere (CD&V), au cabinet desz Affaires étrangères à Bruxelles. "Nous avons des premiers signaux assez positifs", a assuré M. Reynders (MR). "J'espère que l'on va pouvoir éviter trop de perturbations et que la suite se passera bien", a-t-il ajouté en référence à la publication attendue en janvier des résultats des élections législatives qui se sont tenues simultanément.

Il a éludé une question sur l'envoi éventuel de troupes belges en RDC pour protéger ou évacuer les ressortissants belges et étrangers en cas de troubles. "Nous verrons avec le Premier ministre", a-t-il indiqué. "Nous avons déjà une présence sur place", a rappelé le nouveau chef de la diplomatie belge, dans une allusion sans doute aux quelque 90 militaires belges déployés près de Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est), pour encadrer la formation d'un bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) et à l'avion de transport C-130 "Hercules" affecté à la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Selon les derniers résultats publiés mardi soir par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et portant peu plus de 89% des bureaux de vote, M. Kabila creuse l'écart sur son principal rival, l'opposant Etienne Tshisekedi. M. Kabila, élu en 2006, est crédité de 49% des suffrages et devance d'environ 2,6 millions de voix le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), M. Tshisekedi, crédité de 33,3% des voix.

Mais l'UDPS rejette ces résultats, estimant le scrutin entaché de fraudes, ce qui fait craindre une éruption de violences post-électorales.

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