Les réactions, parfois virulentes, aux voeux de Sarkozy

Découvrez les réactions de plusieurs responsables politiques aux voeux télévisés de Nicolas Sarkozy pour 2012, samedi soir. Certaines ne manquent pas de sel...

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Les réactions, parfois virulentes, aux voeux de Sarkozy
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Découvrez les réactions de plusieurs responsables politiques aux voeux télévisés de Nicolas Sarkozy pour 2012, samedi soir. Certaines ne manquent pas de sel...

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : "Que nous voulait-il au juste ? Réciter des poncifs ne fait pas un message. Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire +adieu+ ? Nos meilleurs voeux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces voeux sera dans les urnes".

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : "Nicolas Sarkozy a su trouver les mots justes pour expliquer les enjeux de la crise extraordinaire qui frappe tous les pays du monde, pour rassurer face aux défis que nous devons relever et surtout pour tracer un chemin de confiance et d'espoir pour la France et les Français. Ce chemin est celui du courage et du travail, du rassemblement et de la solidarité, de l'ouverture au monde et de l'ambition".

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle : "Les Français n'attendaient rien des voeux de Nicolas Sarkozy et ils n'ont pas été surpris (...) Usé par un mandat raté, Nicolas Sarkozy n'incarne plus l'espérance. Ce ne sont pas des mots qu'attendent les Français, ni un énième sommet pour l'emploi, ni évidemment la TVA sociale esquissée ce soir, mais de l'action, un changement de cap, radical et vigoureux. Face à ces voeux de renoncement et d'enfumage, Marine Le Pen est la candidate du bien commun français et des oubliés de la politique française".

Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP : "Le chef de l'état a trouvé le ton juste pour incarner sa mission de protecteur et de rassembleur face aux défis qu'impose la crise économique mondiale. Il a su prendre les initiatives nécessaires pour surmonter lucidement les difficultés tout en rappelant les atouts de notre pays et les raisons d'espérer".

Benoît Hamon, porte-parole du PS : "Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses voeux comme président de la République il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi. 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches. Nicolas Sarkozy prétend vouloir protéger les Français pourtant jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux".

François Fillon : "Avec ses voeux pour l’année 2012, le président de la République s’est placé au-dessus des contingences partisanes et des échéances électorales. Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise".

Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande: "Au fond c'est la marque de Nicolas Sarkozy, et ce sera sa marque pendant cette campagne - parce qu'on le sait il sera candidat - c'est de jouer sur les peurs et sur la peur de la crise. Mais ça ne trompe personne, tout le monde sait (...) qu'il ne peut pas faire en quatre mois sur le front du chômage, de la précarité, ce qu'il n'a pas fait, ce qu'il n'a pas voulu faire au cours des 4 premières années de son quinquennat".