Formateurs belges pour l’armée

Le gouvernement belge a approuvé la semaine dernière l’envoi au Congo de deux groupes de formateurs militaires pour l’académie congolaise de Kananga.

Le gouvernement belge a approuvé la semaine dernière l’envoi au Congo de deux groupes de formateurs militaires pour l’académie congolaise de Kananga.

Un premier groupe de quinze instructeurs sera déployé de fin mars à avril prochains pour former les instructeurs de l’armée congolaise de l’ancienne Ecole de formation pour officiers (EFO); le second groupe, de six hommes, suivra durant six semaines. L’alternance des deux sessions se répétera "pendant les phases d’instruction militaire les plus importantes de 2012, pendant huit et cinq semaines" , a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

La Belgique et l’Union européenne appuient depuis plusieurs années la relance de l’Académie militaire de Kananga, fermée depuis vingt-six ans. La mission Eusec contribue ainsi à la réhabilitation et à la relance de l’école pour 3,5 millions d’euros. Depuis le second semestre 2010 ont débuté les travaux de réhabilitation des infrastructures (bâtiments et équipement). Eusec travaille également à établir le système de cours pour les officiers et le recrutement des élèves, ainsi qu’à la sélection des enseignants.

Ces collaborations préparent l’armée congolaise de demain et après-demain, souligne une source à Eusec, alors que le cadre formé des officiers congolais arrive peu à peu dans les tranches d’âge proches de la retraite. " Si on veut éviter une situation comparable à celle du Congo indépendant de 1960, dépourvu d’officiers congolais, il est impératif de les former dès aujourd’hui", poursuit la source.

Celle-ci donne lieu à une coordination d’Eusec et des pays européens qui contribuent à former les militaires congolais. L’Union européenne se charge ainsi de la réhabilitation et de la relance de la formation mais elle ne dispose pas d’instructeurs, que fournissent la Belgique et la France.

L’actuelle armée congolaise est constituée d’officiers formés et d’autres, issus d’anciennes rébellions, qui ont négocié leur intégration à l’armée nationale ainsi que leurs grades. Il est ainsi habituel de voir des officiers incapables de lire une carte ou des soldats qui n’obéissent pas à l’officier formellement en charge du commandement, lui préférant un de leurs anciens "commandants" de la rébellion.

MFC (Avec Belga)