Le directeur de campagne de Hollande rassure Berlin

Certains observateurs doutent de la capacité du candidat socialiste à se rallier à la Chancelière allemande Angela Merkel. Des doutes subsistent notamment sur le pacte économique européen.

Le directeur de campagne de Hollande rassure Berlin
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AFP

"Nous ne voulons pas provoquer de crise. En cas de changement possible de pouvoir, l'amitié franco-allemande reste un élément essentiel, structurel de notre politique", a dit M. Moscovici, dans une interview au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

"Nous savons que Angela Merkel préfèrerait voir gagner Nicolas Sarkozy. Si François Hollande remporte les élections, nous voulons montrer que rien ne peut ébranler l'amitié franco-allemande. Même un changement de pouvoir ne peut l'altérer", a-t-il ajouté, selon le texte en allemand traduit par l'AFP. De son côté, vendredi à Berlin, lors d'un point de presse, un porte-parole du gouvernement allemand avait déclaré que ce dernier n'avait "jamais eu peur de (François) Hollande".

M. Hollande, s'il est élu dimanche à l'Elysée, pourrait prendre ses fonctions avant le 15 mai et rencontrer aussitôt Angela Merkel dans la perspective d'un sommet européen informel fin mai ou début juin, selon son entourage et des diplomates.

François Hollande a déclaré à plusieurs reprises qu'en cas d'élection, il réserverait son premier déplacement à l'étranger à la chancelière allemande. Cette visite à Berlin interviendrait tout de suite après la prise de fonctions du nouveau président, envisagée encore il y a quelques jours pour le 15 mai par le candidat socialiste.

Le candidat socialiste s'oppose à la chancelière allemande sur la ratification du traité de discipline budgétaire, signé par 25 des 27 pays en mars, et principal instrument pour mettre un terme à la crise de la dette en zone euro. François Hollande veut le renégocier pour y adjoindre un volet de mesures de soutien à la croissance, portant notamment sur le financement au niveau européen de grands projets industriels ou environnementaux.

L'Allemagne refuse toute renégociation de ce traité, mais la chancelière a récemment indiqué que l'UE préparait "un agenda croissance" en vue du sommet de fin juin.


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