Paris, à l’heure de crier François... ou Nicolas

Alors que les tout derniers sondages indiquent toujours François Hollande avec une avance de 5 à 6 points entre 52 et 53%, on assiste aux derniers préparatifs dans les rues de Paris: le PS se prépare à envahir la Bastille, l'UMP la Concorde. On verra ce dimanche soir où se dirigera la foule... En attendant, voici l'ambiance sur place.

Paris, à l’heure de crier François... ou Nicolas
©AFP Internet
Caroline GRIMBERGHS, envoyée spéciale à Paris

Derniers préparatifs dans les rues de Paris: il pleut mais les militants n'entendent pas pour autant lâcher leur candidat. "A Libé, ils s'y voient déjà" commentent un couple en voyant la Une du journal clairement affiché à gauche. A deux pas des Champs-Elysées, ils recevront, ce dimanche, leurs amis pour une soirée présidentielle où ils espèrent, avec un brin d'anxiété, la victoire de Nicolas Sarkozy.

Ici, les vélibs sont gris, le Parti Socialiste est hébergé dans un sublime hôtel particulier, les jeunes filles, ray-ban rivés sur le nez et talons aiguilles, sont habillées comme pour un défilé de mode. Peu de doute possible, nous sommes à Paris. A quelques heures du 2e tour de la présidentielle, la ville est calme mais les équipes de télévisions s’installent déjà, histoire d’être certaines de ne rien louper. Il ne se passera sans doute pas grand-chose avant dimanche soir, rue de Solférino, mais M6 ou BFM ont déjà investi les lieux pour choper le meilleur spot de la rue.

Le siège des socialistes est envahi par les vans aux couleurs, aussi, des médias étrangers dont les Belges de notélé ou de la VRT. Tout est en place. Reste plus qu’à gagner. A deux pas du Quai d’Orsay, les touristes sont légions à profiter des quelques rayons de soleil avant de s’engouffrer dans le musée pour découvrir l’expo ‘Degas et le nu’. On entend parler anglais, japonais, espagnol et, au détour d’une rue, attablés devant un café crème où en meeting improvisé entre amis devant les bureaux du PS, quelques bribes de mots en français. Qui n’évoquent qu’une chose : l’élection de demain. Dans le 7e arrondissement, entre le boulevard Saint-Germain, le café de Flore et l’Assemblée Nationale, on croit à la victoire de François Hollande.

A quelques stations de métros de là, dans le 15e arrondissement, les 'derniers soutiens de Nico' comme ils se décrivent attendent, sous la pluie 'Dieu le père' (ça ne s'invente pas...). Prévenu par l'UMP quelques minutes plus tôt, par SMS, les militants ont tout lâché pour venir accueillir Nicolas Sarkozy, attendu rue de la Convention pour une réunion d'équipe ce samedi soir. "J'ai posé mes commissions et je me suis précipitée ici" explique Martine, la cinquantaine bien entamée et l'espoir encore chevillé au corps. "Il passera, vous allez voir! Par un trou de souris mais il passera", affirme-t-elle. A ses côtés, plus sceptique, Annie a lâché son fer à repasser en entendant le texto arrivé: "Je vais essayer de prendre de belles photos de Nico" se réjouit-elle, iPhone à portée de main. Elle reconnait: "Le soir du débat, j'ai failli jeter ma télé par la fenêtre. Je n'en pouvais plus d'écouter l'autre! Y a un moment où les mensonges, ça va!" s'insurge-t-elle, répétant les arguments de son candidat. La pluie ne décourage pas la centaine de militants ayant répondu à l'appel. Ils sont là et, eux aussi, ils y croient.


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