Entre tristesse et fierté, les leaders UMP encensent leur champion déchu

L'UMP doit se chercher un nouveau leader et travailler pour un avenir meilleur. En attendant, les semblables de Nicolas Sarkozy se livrent.

Entre tristesse et fierté, les leaders UMP encensent leur champion déchu

Il aurait fallu se lever tôt pour obtenir une intervention de l'un des pontes du Parti Socialiste. Malgré la victoire de François Hollande, ses proches conseillers ne semblaient pas pressé de répondre à la presse au soir des élections. Snobés par Ségolène Royal, Manuel Valls et Arnaud Montebourg, reçevant à peine un regard de Laurent Fabius ou Lionel Jospin, les journalistes auront pu se réjouir de découvrir un Pierre Moscovici beaucoup plus disponible que ses camarades et offrant une analyse plus poussée qu'un regard vite balancé ou une banalité électorale. Lionel Jospin avouera quand même qu'il est "très content". Aurélie Filipetti précisera que François Hollande, "il est très bien". Fabius ne s'arrêtera que le temps d'annoncer sa prochaine destination: Bastille. Les leaders UMP, contre toute attente, se montrent beaucoup plus disponibles et prêts à partager leur déception. Jean-Pierre Raffarin reconnait que l'émotion dominante est l'émotion, ce dimanche soir, à l'annonce de la défaite de Nicolas Sarkozy. Henri Guaino opte pour la tristesse, Valérie Pécresse pour la fierté du travail accompli. Pas de fête pour eux, dimanche soir: la célébration prévue place de la Concorde a été annulée. Le bureau politique de l'UMP se réunit lundi. Pour décider d'un avenir qu'ils espèrent moins gris, derrière un nouveau leader, qu'il reste à désigner.