L'ambassadeur syrien "persona non grata" en Belgique

L'ambassadeur de Syrie à Bruxelles vient d'être déclaré "persona non grata" en Belgique, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR). Pieter De Crem, lui, n'a pas écarté la possibilité d'une intervention belge sur le terrain.

Belga
L'ambassadeur syrien "persona non grata" en Belgique
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L'Ambassadeur de Syrie à Bruxelles et ses deux collaborateurs ont été déclarés "personae non gratae" en Belgique, a fait savoir mardi Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Le départ de l'Ambassadeur du territoire belge ne sera toutefois effectif que "si l'Union Européenne, auprès de laquelle il est également accrédité, adopte une mesure identique", précise le ministre.

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, s'est de son côté dit prêt à ce que la Belgique participe à une intervention militaire en Syrie mais à condition que la demande lui en soit faire et que l'opération se déroule dans un cadre international.

Il a également rappelé les difficultés d'une telle opération dans un pays aux allures de "baril de poudre". "Si l'on fait appel à la Belgique et que le gouvernement le juge nécessaire, nous pouvons le faire", a-t-il déclaré à plusieurs médias. Et de préciser que, de lui-même, le pays ne prendra pas d'initiative.

Aux yeux du ministre, il n'est pas question de mettre sur pied, de manière improvisée, une opération avec un petit groupe de pays. Le soutien de la communauté internationale et des Nations Unies est, selon lui, une condition indispensable.

M. De Crem exclut également une opération de l'OTAN semblable à celle menée en Libye. Cette intervention s'appuyait sur un mandat des Nations Unies, a-t-il fait remarquer. Qui plus est, "l'OTAN ne peut pas jouer les gendarmes du monde entier", a-t-il ajouté.

D'après lui, la Syrie est "un baril de poudre" et le moindre incident peut avoir des conséquences dans toute la région.


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