"Sans présence militaire, on n'obtiendra rien d'Assad"

La Belgique plaide pour la création de "zones de sécurité" en Syrie, protégées par une "force internationale".

Belga

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a estimé mercredi que la communauté internationale "n'obtiendra rien" du président syrien Bachar al-Assad sans une présence militaire dans le pays. "Sans une présence militaire sur le territoire syrien pour assurer le cessez-le-feu, pour soutenir le plan de Kofi Annan, pour protéger les observateurs, pour assurer le cheminement de l'aide humanitaire, on n'obtiendra rien du président syrien", a déclaré M. Reynders sur la radio privée Bel-RTL.

Le ministre a précisé qu'il ne s'agissait pas de mener une "intervention comme en Libye" en 2011.

La Belgique plaide plutôt pour la création de "zones de sécurité" en Syrie, protégées par une "force internationale".

M. Reynders avait estimé mardi qu'un "consensus en ce sens, incluant la Russie et la Chine, devrait pouvoir être construit autour du plan Annan" et appelé "résolument le Conseil de Sécurité de l'ONU à prendre ses responsabilités en ce sens".

La Russie a jugé mercredi "prématurée" toute nouvelle action de l'ONU contre la Syrie après le massacre de Houla qui a fait 108 morts le week-end dernier. Mardi soir, le président français François Hollande avait déclaré ne pas exclure une intervention armée, "à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire par une délibération du Conseil de sécurité" de l'ONU.

Les Occidentaux ont durci mardi leur position à l'égard du régime Assad en annonçant l'expulsion des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale.