Ségolène Royal mauvaise perdante

Ségolène Royal a annoncé, dix minutes avant 20h, sa défaite à La Rochelle en direct sur les télévisions, violant ainsi l'embargo sur la publication des résultats électoraux. Elle a ensuite évoqué une "trahison".

Rédaction en ligne (avec afp)
Ségolène Royal mauvaise perdante
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Ségolène Royal a annoncé dimanche, dix minutes avant 20h00, sa défaite à La Rochelle en direct sur les télévisions françaises, violant ainsi l'embargo sur la publication des résultats électoraux. "C'est un député de droite qui est élu", a-t-elle déclaré à propos de son rival, le dissident PS Olivier Falorni, dénonçant une "trahison politique".

"Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette 'majorité présidentielle' qui a trompé un certain nombre d'électeurs", a accusé la candidate socialiste. Selon elle, Olivier Falorni "a permis à la droite de réussir son tir de barrage contre la candidate de la gauche et, ce soir, c'est en effet un député de droite qui est élu, puisqu'il recueille plus de 75% de voix de droite et 25% de voix de gauche".

Ségolène Royal a ensuite assuré qu'elle garderait "intacte" sa volonté de servir le territoire français. "Je suis animée passionnément par l'amour de la France et le bien-être des Français et je continuerai donc aussi à peser sur les choix et sur la réussite de la politique nationale que mène le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le président de la République", a-t-elle affirmé.

"Je regrette de ne pas leur donner une belle victoire qui était possible pour la gauche dès le premier tour s'il n'y avait pas eu de candidat dissident" avoue-t-elle avant de citer Victor Hugo: "Toujours la trahison trahit le traître. Jamais une mauvaise action ne vous lâche sans rémission pour les coupables et le jour vient où les traîtres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison."

Paradoxalement, les télévisions ont diffusé en direct sa déclaration alors qu'elles s'interdisaient encore de divulguer les estimations des instituts de sondage. "Voila. C'est un cas de figure inédit puisqu'il nous est impossible de donner les résultats, nous, avant 20 heures. C'est la loi. Nous nous y conformons. Mais vous l'avez vu, c'est Ségolène Royal qui a choisi elle-même de s'exprimer publiquement sur le sujet", s'est exclamé sur France 2 David Pujadas, éffaré. Les commentateurs des autres chaînes ont eu la même réaction.

Par ailleurs, la présidente de Poitou-Charentes s'est exprimée sur l'impact possible du tweet de la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler qui, la semaine dernière, avait apporté son soutien à Olivier Falorni. "Je pense que ça n'a pas arrangé les choses, pourrais-je dire pudiquement", a regretté Ségolène Royal.


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