Diffusion du portrait-robot d'un complice de l'attentat anti-israélien en Bulgarie

En juillet, un car de touriste israéliens était attaqué en Bulgarie. Plusieurs personnes avaient péri dans l'attentat. Après plusieurs semaines d'enquête, les autorités locales ont diffusé un premier portrait robot.

AFP
Diffusion du portrait-robot d'un complice de l'attentat anti-israélien en Bulgarie
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La police bulgare a diffusé jeudi deux portraits-robots d'un éventuel complice du kamikaze présumé de l'attentat anti-israélien, qui a coûté la vie à cinq touristes israéliens et à un chauffeur bulgare de bus, à l'aéroport de Bourgas, au bord de la Mer Noire, le 18 juillet.

Deux portraits-robots décrivent un homme au visage joufflu, au teint de peau foncé, des cheveux noirs coupés courts, et qui pourrait porter des lunettes. Une autre photo publiée également jeudi par la police provient d'un faux permis de conduire établi dans l'Etat américain du Michigan, qui pourrait avoir été utilisé par le même homme. Sur cette photo, il avait des cheveux longs qui descendaient jusqu'aux épaules.

Le ministère bulgare de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué qu'il y avait "des preuves que cet homme soit lié à l'acte terroriste à l'aéroport de Bourgas" et a lancé un appel à témoins.

La théorie d'un complice a vu le jour rapidement après l'attentat-suicide de Bourgas, dont l'auteur n'a pour le moment pas encore été identifié.

Un agent de location de voitures à Pomorie, près de Bourgas, avait expliqué à la police qu'il avait refusé la veille de l'attentat-suicide une location à un homme suspect, qui disposait d'un faux permis de conduire américain. Ce témoignage avait donné du crédit à la théorie du complice. Un autre témoignage d'un survivant accréditait cette thèse, suggérant que la bombe avait été déclenchée à distance.

Les enquêteurs avaient publié le 1er août une image du visage reconstitué du kamikaze présumé, basé sur les photos et les données disponibles. L'image représentait un jeune homme à peau blanche, aux yeux clairs, aux cheveux épais brun foncé, sur un front haut. L'image avait été diffusée par Interpol.

Les enquêteurs disposent d'empreintes digitales et génétiques du kamikaze présumé, mais elles ne figurent dans aucune base de données des services secrets dans le monde.

L'attentat, qui avait fait par ailleurs plus de 30 blessés, est imputé par Israël à l'Iran comme commanditaire, ce que Téhéran nie avec véhémence, et au mouvement chiite libanais Hezbollah comme exécutant.