Assange: pas de garantie d'un procès équitable aux Etats-Unis

Pour le chef de l'Etat, seules trois solutions sont envisageables: offrir à M. Assange des "garanties de non extradition vers un pays tiers", "qu'un magistrat suédois accepte de l'interroger à l'ambassade d'Equateur à Londres" ou enfin que l'Angleterre lui "accorde un sauf-conduit".

AFP
Assange: pas de garantie d'un procès équitable aux Etats-Unis
©REPORTERS

Le président d'Equateur Rafael Correa a estimé mercredi soir que le fondateur de WikiLeaks Julian Assange ne bénéficierait pas d'un "procès équitable" aux Etats-Unis, dénonçant le risque d'une "persécution politique".

"Au cas où il serait extradé aux Etats-Unis, il n'y a aucune garantie d'un procès équitable", a affirmé M. Correa dans un entretien à la chaîne publique Gama, à propos du militant cyber, auquel l'Equateur a accordé le 16 août dernier l'asile politique.

"Ce que nous voulons, c'est garantir une procédure juste et le droit à la vie de M. Assange, mais il y a des indices claires, graves, de persécution politique", a ajouté le dirigeant socialiste, qui entretient des relations conflictuelles avec les Etats-Unis.

Le fondateur australien de WikiLeaks est réfugié dans l'ambassade du pays latino-américain à Londres pour tenter d'échapper à une extradition vers la Suède où il est accusé de viol et d'agression sexuelle. Mais la Grande-Bretagne refuse de le laisser quitter librement son territoire.

M. Assange dit redouter d'être transféré aux Etats-Unis pour y répondre d'espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques américains, ce qui pourrait lui valoir une condamnation à la peine de mort, selon lui.

Interrogé sur la durée que pourrait prendre cette affaire, le président Correa est resté évasif: "cela pourrait se résoudre demain, ou dans des mois ou des années", a-t-il répondu.

Pour le chef de l'Etat, seules trois solutions sont envisageables: offrir à M. Assange des "garanties de non extradition vers un pays tiers", "qu'un magistrat suédois accepte de l'interroger à l'ambassade d'Equateur à Londres" ou enfin que l'Angleterre lui "accorde un sauf-conduit".

Sur le même sujet