Le "régime terroriste iranien" sera dénoncé

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va présenter aux Nations Unies la "vérité sur le régime terroriste iranien" lorsqu'il s'adressera à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, ont annoncé jeudi ses services.

AFP
Le "régime terroriste iranien" sera dénoncé

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va présenter aux Nations Unies la "vérité sur le régime terroriste iranien" lorsqu'il s'adressera à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, ont annoncé jeudi ses services. "A Téhéran aujourd'hui, les représentants de 120 pays ont entendu une diffamation contre l'Etat d'Israël et sont restés silencieux", a déclaré M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

Il faisait allusion aux déclarations du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a qualifié jeudi Israël de "régime de loups sionistes" à l'occasion de l'ouverture du 16e sommet des pays non-alignés. "Ce silence doit cesser. C'est la raison pour laquelle j'irai à l'Assemblée générale des Nations Unies et, d'une voix claire, je dirai aux nations du monde la vérité sur le régime terroriste de l'Iran, qui constitue la plus importante menace pour la paix du monde", a ajouté M. Netanyahu.

Le Premier ministre israélien doit se rendre à New York du 27 au 30 septembre, a précisé son bureau. Malgré les sanctions internationales, l'Iran a doublé ses capacités de production d'uranium enrichi sur son site souterrain de Fordo, selon un rapport diffusé jeudi de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui accuse aussi le pays d'entraver son travail à Parchin.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à développer une arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran a toujours formellement démenti. Depuis plusieurs semaines, les spéculations médiatiques et les déclarations de responsables politiques israéliens se multiplient sur l'éventualité d'une frappe militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

L'AIEA accuse l'Iran d'entraver ses vérifications

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a accusé l'Iran jeudi d'entraver son travail de vérification sur la base militaire de Parchin, où elle soupçonne des activités nucléaires illicites, et annoncé un doublement des capacités de production sur le site de Fordo. L'Iran "a mené des activités" à Parchin "qui entraveront considérablement la capacité de l'agence à mener une vérification efficace", indique l'AIEA dans un rapport, laissant clairement entendre que Téhéran a fait disparaître des traces suspectes.

L'agence onusienne soupçonne l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosion conventionnelle pouvant être applicables au nucléaire sur cette base militaire, ce que le pays dément. "En raison de ces activités importantes, la capacité de l'agence à vérifier l'information sur laquelle ses inquiétudes sont fondées a été négativement affectée", poursuit l'agence onusienne.

"Quand l'agence aura accès à l'endroit (en question), sa capacité de mener une vérification efficace aura été considérablement entravée", insiste-t-elle. L'agence demande depuis le début de l'année à l'Iran d'accéder aux lieux en question, sans succès. S'appuyant sur des images satellites, elle avait dit craindre que l'Iran ne nettoie l'endroit avant d'autoriser les inspecteurs de l'agence de procéder à leur vérification.

Le rapport montre aussi que l'Iran a doublé sa capacité de production d'uranium enrichi dans son site de Fordo (centre), enfoui sous une montagne et difficile à attaquer. Les autorités avaient installé environ 2.000 centrifugeuses à Fordo au 18 août, contre environ un millier en mai, selon le document, soit plus qu'attendu. Sur ce nombre, environ 700 sont en activité, précise toutefois l'AIEA.