Di Rupo lie la crise et la montée des indépendantismes

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sont réunis à Bruxelles. Ils ont trouvé un accord pour une mise en oeuvre "graduelle" de la supervision bancaire dans la zone euro en 2013.

Di Rupo lie la crise et la montée des indépendantismes
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Belga

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, réunis jeudi soir à Bruxelles pour essayer une nouvelle fois d'endiguer la crise financière et souveraine, ont débattu brièvement de son impact sur la montée du populisme en Europe.

Plusieurs d'entre eux, notamment le Premier ministre belge Elio Di Rupo, ont appelé à une action déterminée. M. Di Rupo a insisté sur l'importance pour l'Union européenne de trouver des accords permettant de dépasser la crise, afin de redonner confiance aux citoyens. C'est de cette manière seulement que le gouvernements pourront enrayer la montée des populistes et des indépendantistes, a-t-il dit, rappelant à ses collègues des 27 la forte implantation politique en Belgique des partis souhaitant la division du pays.

D'autres dirigeants ont établi un lien entre la crise économique et la montée du populisme, notamment les Premiers ministres italien Mario Monti et grec Antonis Samaras.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 discutent jeudi soir à Bruxelles de la mise en place d'une supervision bancaire unique en Europe, l'un des préalables à une recapitalisation directe de banques en difficulté par les instruments de secours européens. Cette étape est jugée déterminante pour enrayer la contagion de la crise bancaire aux finances publiques.

Supervision bancaire: accord de l'UE sur une mise en oeuvre en 2013

Les dirigeants européens ont trouvé un accord jeudi soir pour une mise en oeuvre "graduelle" de la supervision bancaire dans la zone euro en 2013, a annoncé un porte-parole de la Commission.

Les dirigeants de l'UE ont trouvé un "accord sur le cadre politique fin 2012 et une mise en oeuvre graduelle en 2013", a indiqué ce porte-parole, Olivier Bailly, sur son compte Twitter.

Lors du sommet du mois de juin, les dirigeants européens s'étaient mis d'accord pour "examiner" les propositions de la Commission sur ce sujet "d'ici la fin de 2012".

La Commission européenne et certains Etats, dont la France, avaient alors indiqué que le mécanisme de supervision bancaire devrait être mis en route dès début 2013. Mais l'Allemagne a rapidement émis des réticences sur le calendrier. "Les conclusions du sommet vont être modifiées de façon à finaliser l'accord politique à la fin de l'année et lancer ce mécanisme courant 2013", avait auparavant indiqué un diplomate.

"On vise une décision en décembre sur les grandes lignes, puis une mise en oeuvre en 2013. L'Allemagne est d'accord", a indiqué un autre.

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