Kaboul reconnaît la pratique de la torture dans ses prisons

Une commission d'enquête nommée par le président Hamid Karzaï a reconnu que le recours à la torture était répandu dans les prisons afghanes, comme l'affirmait en janvier un rapport de l'ONU, a annoncé dimanche la présidence par communiqué.

Kaboul reconnaît la pratique de la torture dans ses prisons
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AFP

Une commission d'enquête nommée par le président Hamid Karzaï a reconnu que le recours à la torture était répandu dans les prisons afghanes, comme l'affirmait en janvier un rapport de l'ONU, a annoncé dimanche la présidence par communiqué. "D'après le rapport de la commission d'enquête, la moitié des prisonniers interrogés se sont plaints de mauvais traitements, de harcèlement et même de torture durant leur détention", peut-on lire dans ce texte, qui qualifie de "problématique" l'accès des prisonniers à leur avocat.

Aucune conclusion, recommandation, ou engagement ne figure dans le communiqué de la présidence.

Un rapport alarmant de l'ONU sur le sujet - 326 prisonniers sur 635 interrogés partout dans le pays indiquaient avoir été victimes d'abus - en janvier a poussé Hamid Karzaï à nommer cette commission d'enquête.

La proportion atteignait même 76% des cas chez les 105 mineurs interrogés, dont 80 avaient affirmé avoir été torturés, selon ce rapport Onusien.

Quatorze types de tortures y étaient décrits, dont la suspension prolongée, les coups donnés à l'aide de câbles, tuyaux ou autres, les violences sur les parties génitales, les menaces d'exécution ou de viol, les chocs électriques, ou encore le maintien d'individus dans des positions de stress.

Quelque 81 individus emprisonnés à Kandahar (sud) ont même disparu entre septembre 2011 et octobre 2012, selon l'ONU.

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