Benoît XVI partira "en live"

Surréalisme à la romaine : alors que Benoît XVI a prononcé son avant-dernier Angélus, dimanche, en présence des autorités de la ville de Rome venues le saluer, les services du Vatican font comme s’il n’était plus là et s’efforcent de répondre aux questions découlant de sa démission surprise.

C.Le

Préparation

Surréalisme à la romaine : alors que Benoît XVI a prononcé son avant-dernier Angélus, dimanche, en présence des autorités de la ville de Rome venues le saluer, les services du Vatican font comme s’il n’était plus là et s’efforcent de répondre aux questions découlant de sa démission surprise.

Une certitude : il n’y aura pas d’ultime cérémonie "grand public" pour ses adieux. La journée du 28 février sera cependant largement télévisée grâce à CTV, la chaîne du Vatican. Avec deux points forts : l’ultime rencontre de Benoît XVI avec ses cardinaux puis, à 17 heures, son départ en hélicoptère pour Castel Gandolfo, où il résidera pendant deux mois.

Plus privé fut l’au-revoir du Pape au président du Conseil italien, Mario Monti qui s’est déroulé samedi, alors que le 23 février, Benoît XVI prendra congé du président Napolitano. Entre-temps, il a aussi reçu le président du Guatemala samedi. Une audience classique mais au cours de la rencontre avec Otto Pérez Molina, le Pape a exprimé sa gratitude à la presse "pour le bon travail réalisé ces derniers jours" !

Cela dit, sa dernière semaine complète au Vatican sera discrète avec les Exercices spirituels de Carême prêchés cette année par le cardinal Gianfranco Ravasi, le président du Conseil pontifical pour la Culture qui ne devrait en rien évoquer les événements récents, d’autant moins qu’il participera au conclave.

Mais en attendant, "la" question est de savoir si on ne profitera pas de la présence d’un grand nombre de cardinaux pour bousculer le scénario traditionnel : les cardinaux ont en effet la possibilité de modifier le calendrier et d’avancer le conclave de cinq à dix jours, mais ceci reste de l’ordre de la conjecture. En attendant, dimanche midi, sans désemparer, le Pape a évoqué au début du Carême la difficulté pour chaque individu de prendre des décisions capitales : "dans les moments décisifs de l’existence ou [ ] à chaque moment de la vie, nous nous trouvons à un carrefour : voulons-nous suivre le ‘Je’ ou Dieu ? L’intérêt personnel ou le véritable bien, qui est ce qui est vraiment bien" ?