Monti veut monter sur le ring

Le président démissionnaire du Conseil italien, Mario Monti, à la traîne dans les sondages, a demandé dimanche à ses adversaires d’accepter un débat contradictoire avant les élections législatives de ces 24 et 25 février.

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Le président démissionnaire du Conseil italien, Mario Monti, à la traîne dans les sondages, a demandé dimanche à ses adversaires d’accepter un débat contradictoire avant les élections législatives de ces 24 et 25 février.

Le dirigeant centriste, qui s’est lancé dans la politique après avoir été commissaire européen, connaît une première campagne électorale difficile.

Sa formation stagne en quatrième position dans les derniers sondages autorisés avant le scrutin en fin de semaine dernière, avec 13,6 % des intentions de vote.

Le centre-gauche emmené par Pier Luigi Bersani est toujours en tête avec 34,7 %, soit 5,7 points d’avance sur la droite conduite par Silvio Berlusconi.

Le "Mouvement 5 étoiles" de l’humoriste Beppe Grillo, hostile aux politiques de rigueur et aux partis traditionnels, est à 16 %.

"Nous avons le devoir de ne pas nous limiter aux appels individuels", déclare Mario Monti dans une vidéo postée sur sa page Facebook. "Nous devons débattre de nos idées devant les électeurs", ajoute-t-il.

Bersani et Berlusconi sont tous deux d’accord pour un débat, mais le chef de file de la droite veut qu’il soit limité aux chefs des deux coalitions en mesure de l’emporter, tandis que son rival de gauche se dit ouvert à un débat à six. (Reuters)