Sarkozy dénonce sur Facebook une inculpation "injuste"

L'ex-président français Nicolas Sarkozy a dénoncé lundi sur sa page Facebook une inculpation (mise en examen) "injuste et infondée" dans l'affaire Liliane Bettencourt, dans laquelle il est soupçonné d'abus de faiblesse au détriment de la milliardaire de 90 ans.

Sarkozy dénonce sur Facebook une inculpation "injuste"
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L'ex-président français Nicolas Sarkozy a dénoncé lundi sur sa page Facebook une inculpation (mise en examen) "injuste et infondée" dans l'affaire Liliane Bettencourt, dans laquelle il est soupçonné d'abus de faiblesse au détriment de la milliardaire de 90 ans. "Je vais consacrer toute mon énergie à démontrer ma probité et mon honnêteté. La vérité finira par triompher. Je n'en doute pas", ajoute l'ancien chef d'Etat dans son deuxième message sur Facebook depuis sa défaite à la présidentielle en mai 2012, après des voeux pour Noël. "A tous, à ceux qui m'ont soutenu comme à ceux qui m'ont combattu, je veux affirmer qu'à aucun moment dans ma vie publique, je n'ai trahi les devoirs de ma charge", assure-t-il quatre jours après son inculpation par un juge de Bordeaux (sud-ouest) qui le soupçonne d'avoir abusé de l'héritière des cosmétiques L'Oreal pour le financement de sa campagne présidentielle en 2007. "Il va de soi que je ne réclame aucun traitement particulier si ce n'est celui de tout citoyen d'avoir le droit à une justice impartiale et sereine", indique encore l'ancien occupant de l'Elysée, redevenu le 6 mai 2012 un justiciable comme les autres.

Et d'enchaîner: "C'est parce que j'ai confiance dans l'institution judiciaire que j'utiliserai les voies de droit qui sont ouvertes à tout citoyen".

Dès jeudi, au soir de la mise en examen, Me Thierry Herzog, l'avocat de M. Sarkozy, avait annoncé son intention de contester la décision devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux, où se déroule l'enquête. Parlant de traitement "scandaleux" à l'égard de son client, Me Herzog avait déjà mis en cause le manque d'"impartialité" du juge Jean-Michel Gentil, pris pour cible par un certain nombre de proches de l'ancien président.

D'après les journaux Le Monde et Le Parisien, Nicolas Sarkozy aurait menacé le juge après sa mise en examen. "Ne vous inquiétez pas, je n'en resterai pas là", lui aurait dit l'ex-président.

Près de deux Français sur trois (63%) estiment que la mise en examen de Nicolas Sarkozy ne l'empêchera probablement voire certainement pas de revenir en politique, selon un sondage paru dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

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