Pulvar a "l'impression d'avoir été cocufiée par la gauche depuis 30 ans"

La journaliste et chroniqueuse n'a pas pu retenir son courroux à l'égard du Parti socialiste et de Jérôme Cahuzac. De son côté, Gérard Filoche, membre du PS, n'a pas caché ses sanglots et sa colère au moment de réagir.

Pulvar a "l'impression d'avoir été cocufiée par la gauche depuis 30 ans"
©Montage lalibre.be
J. Lgg.

La journaliste et chroniqueuse Audrey Pulvar n'a pas pu retenir son courroux à l'égard du Parti socialiste et de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget démissionnaire qui a été mis en examen ce mardi pour blanchiment de fraude fiscale.

Sur le plateau du Grand 8, alors que sa collègue Elisabeth Bost minimisait l'événement et pointait du doigt le lynchage médiatique, l'ex-compagne du ministre socialiste Arnaud Montebourg est sortie de ses gonds.

"Il a juste menti aux Français, a-t-elle asséné. Jérôme Cahuzac n'a pas seulement menti au président de la République. Il était dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, devant la représentation nationale... Ce n'est pas rien ! Il n'a pas menti dans une interview télévisée ou dans un repas du dimanche, il a menti à la France entière ! S'il avait déchiré le drapeau français, ça aurait été pareil ! C'est un manque de respect à l'égard du peuple français et ça entache l'image de la France à l'égard du reste du monde!", a lâché Pulvar dans une monologue emprunt d'une certaine rage.

Quelques instants plus tard, l'ancienne empêcheuse de penser en rond de Laurent Ruquier est revenue à la charge en rappelant que "ça fait 20 ans que Jérôme Cahuzac pratique de la fraude fiscale. C'est un délit". Et d'enchainer : "On a l'impression de revenir aux heures sombres du premier et du deuxième septennat de François Mitterrand. Le premier septennat était déjà marqué par des affaires. Le deuxième, on pataugeait dedans en permanence. Pour quelqu'un comme moi, qui a 41 ans, et tous les gens de ma génération, on a l'impression d'avoir été cocufié par la gauche depuis 30 ans !", a-t-elle regretté.

Audrey Pulvar a alors rappelé qu'elle se trouvait place de la Bastille, en 1981, pour célébrer la victoire de François Mittérand et de la gauche à la présidentielle. "C'est à ce moment que j'ai compris ce que la politique pouvait changer dans la vie des gens. J'ai cru que les socialistes allaient changer la vie, c'est ce qu'ils avaient promis. Or, depuis 30 ans, ils n'ont cessé de nous décevoir, ils n'ont cessé de nous cocufier, ils n'ont cessé de nous mentir."

Les sanglots de Gérard Filoche

Sur un autre plateau, celui de LCI, Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste , n'a pas non plus pu cacher son émotion. C'est dans un mélange de sanglots et de colère que, durant plus de deux minutes, cet ancien inspecteur du travail n'a pas hésité à égratigner l'ancien ministre du Budget.

"Et maintenant on va chercher quelques milliards dans les allocations familiales, on va chercher quelques milliards dans les petites retraites, de qui se moque-t-on ? Je suis socialiste mais je peux pas tolérer ça! Je ne peux pas tolérer qu'un ministre du Budget de mon gouvernement, que j'ai soutenu, me mente là-dessus", a-t-il clamé. Avant de rappeler que "c'est la misère dans le pays, il y a cinq millions de chômeurs, il y a dix millions de personnes qui sont pauvres, qui ont moins de 900 euros par mois".


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