Cahuzac, Royal, MAM, les flingueurs de la politique

Michèle Alliot-Marie n’hésite pas à égratigner dans son propre camp. Tout comme Jérôme Cahuzac qui tacle le président français. Pour Ségolène Royal, il est question d'une tout autre rivalité.

L.Be.
Cahuzac, Royal, MAM, les flingueurs de la politique
©N.D

Dans l’arène politique, les critiques pleuvent ces derniers jours, à travers différents médias. Exemples avec trois personnalités.

"Je ne porte de jugement sur personne", se défend Michèle Alliot-Marie dans sa biographie "Au coeur de l'Etat". "Et quand je dis quelque chose, c’est vérifiable." Angélique l’ex-ministre ? En tous cas, elle n’hésite pas à égratigner dans son propre camp. La preuve avec Alain Juppé. "Il avait établi une relation privilégiée avec Jacques Chirac. Il cherchait à éliminer tous ceux qui auraient pu le concurrencer dans l’esprit ou l’affection du maire de Paris puis président de la République."

Dominique de Villepin, devenu Premier ministre alors qu’elle était pressentie, est présenté comme un arriviste. "Il ne parle que de cela (devenir Premier ministre), ne pense qu’à cela, ne se gêne pas pour montrer son impatience ni pour se présenter comme indispensable auprès du Président, un Président qu’il n’hésite pas, par ailleurs, à critiquer ouvertement et de façon indécente. Il me choque profondément."

François Bayrou, "l’homme sait être chaleureux, sensible, émouvant même. Réservé, presque timide parfois. […] L’homme politique est tout autre. Sûr de son destin jusqu’à la mégalomanie, manœuvrier jusqu’à la trahison.”

De son côté, Jérôme Cahuzac n'est pas tendre non plus avec ses collègues et tout particulièrement envers le président français. Accusé d'avoir détenu illégalement un compte en Suisse, et menti à ce propos, il s'est expliqué devant ses anciens conseillers, rapporte Le Figaro.

"C'est moins grave de mentir pendant quinze secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande...!" aurait-il lancé.

Autre politique à avoir la gâchette facile: Ségolène Royale. Sur le plateau de C à Vous, la journaliste a interrogé l'ex-madame François Hollande à propos de sa rivale Valérie Trierweiler. Lui a-t-elle pardonné ? "Dans la vie, quand on est trahi, quand on fait du mal -gratuitement en plus- quand c'est féroce et quand c'est violent. Si l'on veut survivre, il faut pardonner. Mais le pardon c'est une chose, l’oublie c'est autre chose."

Elle explique encore: "Finalement, ils se font du mal à eux-mêmes les gens méchants ou agressifs parce que, à un moment, ils remuent en eux-mêmes ce qu'ils ont fait."