Attentat à la voiture piégée dans un quartier chiite de Bagdad: 12 morts

Au moins 12 personnes ont été tuées et 20 autres blessées lundi lors d'un attentat à la voiture piégée dans un quartier à majorité chiite de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et sécuritaires.

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Attentat à la voiture piégée dans un quartier chiite de Bagdad: 12 morts
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Au moins 12 personnes ont été tuées et 20 autres blessées lundi lors d'un attentat à la voiture piégée dans un quartier à majorité chiite de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et sécuritaires.

Ce nouvel acte de violence perpétré contre la communauté chiite porte à 63 le nombre de personnes tuées dans des attaques depuis dimanche soir. L'attentat s'est produit sur un marché du quartier de Chaab, dans le nord-est de la capitale, en pleine heure d'affluence. Selon une source médicale, trois femmes et deux enfants figurent parmi les morts.

Face à la recrudescence des violences, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a annoncé lundi un "changement" imminent de sa stratégie sécuritaire ainsi que des remaniements au sein du personnel chargé d'appliquer cette politique.

L'Irak, qui avait réussi à nettement infléchir les violences à partir de 2007, craint de replonger dans un conflit confessionnel de l'ampleur de celui qui l'avait enflammé dans la foulée de son invasion en 2003.

Selon un décompte de l'AFP, chaque mois, plus de 200 personnes ont péri dans des attaques depuis le début de l'année.

Attentats contre deux mosquées chiites, 11 morts

Onze personnes ont été tuées et 71 blessées lundi, à l'heure de la prière du soir, dans des attentats visant deux mosquées chiites à Hilla, à 95 km au sud de Bagdad, a-t-on appris auprès de la police et d'un médecin.

Une bombe a explosé à l'intérieur de la mosquée Al-Wardiya, tandis que, non loin de là, un kamikaze s'est fait exploser à l'intérieur de la mosquée Al-Graita.

Les mosquées, aussi bien sunnites que chiites, sont de plus en plus fréquemment visées par des attentats depuis le début de l'année.

Vendredi, deux bombes ont ainsi explosé près d'une mosquée sunnite à Baqouba, dans la province instable de Diyala, au nord de Bagdad, tuant 41 personnes. Deux jours plus tard, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé à des prières conjointes sunnites-chiites. "Ceux qui visent les mosquées sont les ennemis des sunnites comme des chiites, et cherchent à enflammer le conflit" confessionnel, a-t-il estimé dans un communiqué.

Les tensions sont vives entre M. Maliki, qui est chiite, et la minorité sunnite. Cette dernière réclame la démission du chef du gouvernement et la fin de la stigmatisation dont elle s'estime victime de la part des autorités. Outre une profonde crise politique, le pays connaît ces dernières semaines une flambée de violence. Une nouvelle vague d'attentats a fait plus de 80 morts depuis dimanche soir.