Syrie: Erdogan estime que "la délivrance est proche"

"Le jour de délivrance est proche mes frères. Les forces d'opposition vont renverser le dictateur" Bachar al-Assad, a lancé samedi le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays s'oppose farouchement au régime syrien.

AFP
Syrie: Erdogan estime que "la délivrance est proche"
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"Le jour de délivrance est proche mes frères. Les forces d'opposition vont renverser le dictateur" Bachar al-Assad, a lancé samedi à la frontière syrienne le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays s'oppose farouchement au régime syrien.

"A mes frères syriens je leur dis qu'avec l'aide de Dieu, le jour arrivera. N'ayez crainte", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours retransmis à la télévision devant les habitants de Reyhanli, petite ville du sud-est de la Turquie située à 8 km de la frontière syrienne, où, le 11 mai dernier, un double attentat à la voiture piégée a fait 51 morts et près de 100 blessés, provoquant également d'important dégâts.

M. Erdogan qui s'attaque régulièrement au régime du président syrien Bachar al-Assad, a encore une fois accusé celui-ci d'avoir "massacré sa propre population avec des armes et des chars".

La Turquie a imputé l'attaque à un groupuscule clandestin d'extrême-gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien, ce que ce dernier a démenti.

Le chef du gouvernement turc a en outre appelé samedi ses concitoyens au calme et à continuer d'accueillir les déplacés syriens "avec fraternité". Les attentats ont suscité le ressentiment de la population locale envers les nombreux réfugiés se trouvant à Reyhanli.

La Turquie accueille sur son sol quelque 400.000 réfugiés syriens. Elle soutient les rebelles syriens et a appelé au départ du président Bachar al-Assad.

L'armée et le Hezbollah ont pénétré dans une position rebelle clé près de Qousseir

L'armée syrienne a réussi à pénétrer samedi dans l'ancien aéroport militaire de Dabaa, une position clé dans la ligne de défense des rebelles au nord de Qousseir, a indiqué une source militaire syrienne. "L'armée syrienne s'est infiltrée à l'intérieur de l'aéroport de Debaa par le nord-ouest, les combats se déroulant désormais à l'intérieur de l'aéroport après s'être emparée de la ligne de défense des rebelles", a précisé cette source.

Cet ancien aéroport se trouve à 6 km de Qousseir et est situé sur la seule route au nord de la ville. D'après des militants, ce sont les forces spéciales de l'armée et le Hezbollah qui ont mené l'assaut.

"Les combats et les bombardements, qui ont lieu samedi sur tous les axes à l'intérieur et à l'extérieur de Qousseir, sont les plus violents depuis le début de l'offensive", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un large réseau de militants et des sources médicales à travers le pays.

"La ville de Qousseir et les localités rebelles au nord de la ville comme Hamidiyé, l'ancien aéroport militaire de Dabaa et Aarjoune sont soumises à de violents bombardements de la part des forces du régime qui utilisent des missiles sol-sol", a-t-il ajouté.

Le chef du Hezbollah libanais promet la victoire

Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah Hassan Nasrallah a promis samedi à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie où son mouvement est engagé aux côtés de l'armée gouvernementale contre les rebelles.

"Je dis aux gens honorables, aux moujahidine, aux héros: comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous en promets une nouvelle", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie tenue à Machghara, dans le sud-est du Liban, à l'occasion du 13è anniversaire du retrait israélien du Liban.

Son discours était retransmis sur un écran géant car il ne se montre pas en public pour des raisons de sécurité.

"La Syrie, c'est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n'agissons pas, nous sommes des idiots", a-t-il souligné.

Depuis une semaine, le Hezbollah est engagé dans une bataille féroce aux côtés de l'armée syrienne pour la conquête de Qousseir, une ville stratégique aux mains des rebelles dans le centre de la Syrie.

Hassan Nasrallah a rejeté en outre toute possibilité de faire alliance avec les rebelles. "Le Hezbollah ne peut pas être sur le même front que les Etats-unis, Israël, les takfirine (sunnites extrémistes) qui pratiquent l'éviscération, décapitent et profanent les tombes".

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