Pierre Piccinin, l’enseignant belge disparu en Syrie, est vivant

Pierre Piccinin, l'enseignant belge qui avait disparu en Syrie depuis le mois d'avril, a donné jeudi signe de vie, tout comme le journaliste italien Domenico Quirico qui se trouvait avec lui.

Pierre Piccinin, l’enseignant belge disparu en Syrie, est vivant
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Belga

Pierre Piccinin, l'enseignant belge qui avait disparu en Syrie depuis le mois d'avril, a donné jeudi signe de vie. Il a eu une brève conversation avec ses parents, qui habitent Gembloux, vers 15h45, indique Le Soir sur son site internet. Les Affaires étrangères belges ont confirmé ce contact, selon le quotidien. Le journaliste italien de La Stampa qui se trouvait avec M. Piccinin, Domenico Quirico, a également pu joindre sa famille en Italie pour la rassurer.

Le journaliste italien Domenico Quirico qui avait disparu avec lui depuis le 9 avril "est vivant et en Syrie", a indiqué le directeur de son journal La Stampa dans un message sur twitter.

"Quirico est vivant et aujourd'hui il a parlé avec sa femme. Il est encore en Syrie, on espère l'embrasser de nouveau bientôt", écrit Mario Calabresi. Le ministère des Affaires étrangères a confirmé "un contact" entre le journaliste et sa famille. Samedi, les filles de Domenico Quirico avaient lancé un appel vidéo émouvant, diffusé en plusieurs langues dont l'arabe, où elles demandaient qu'on leur fournisse "toutes les informations pouvant permettre de le retrouver et de l'embrasser de nouveau très vite". Dans leur message, Metella et Eleonora s'adressaient directement à la population syrienne: "Notre père se trouve dans votre pays pour raconter à l'Italie le drame de la Syrie et du peuple syrien", soulignaient les deux jeunes filles, avant de dire merci en arabe ("choukran").

M. Quirico, 62 ans, spécialiste des conflits armés et entré en Syrie le 6 avril à partir du Liban, n'avait pas donné de nouvelles depuis un contact avec sa femme et un texto (disant "Je suis en Syrie") à un collègue de la radio publique Rai le 9 avril. Le journaliste qui a couvert à de nombreuses reprises des événements sur le continent africain, en Libye mais aussi au Soudan, au Darfour ou au Mali, avait prévenu qu'il garderait le silence pendant une semaine environ. Ce n'est que le 15 avril que le journal, en accord avec sa famille, avait alerté les autorités italiennes.

La nouvelle devait rester confidentielle tant que les deux hommes n'ont pas été rapatriés, écrit Le Soir, mais la ministre italienne des Affaires étrangères a lâché l'information vers 20h.

Les supputations les plus pessimistes s'étaient multipliées depuis le dernier signe de vie que l'enseignant avait donné, via Skype, le 17 avril. On ignore encore à l'heure actuelle le lieu où se trouvent les deux hommes et s'ils sont en sécurité.

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