Daniel Cohn-Bendit lance "l'appel d'Athènes"

"C'est à nous citoyens européens d'engager la lutte pour reconquérir l'espace public et démocratique. Et cette reconquête commence aujourd'hui, ici, à Athènes", a déclaré M. Cohn-Bendit.

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Daniel Cohn-Bendit lance "l'appel d'Athènes"
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A un an des prochaines élections européennes, le vice-président du groupe des Verts au parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, inquiet de "l'abîme" vers lequel se dirige l'Europe, a lancé lundi depuis la capitale grecque, l'épicentre de la crise de la dette, son "appel d'Athènes" contre les "solutions nationales".

"C'est à nous citoyens européens d'engager la lutte pour reconquérir l'espace public et démocratique. Et cette reconquête commence aujourd'hui, ici, à Athènes", a déclaré M. Cohn-Bendit. Sur le plan personnel il a toutefois indiqué à plusieurs reprises qu'il ne pensait pas se représenter au prochain scrutin européen en 2014.

"Nous avons besoin d'un mouvement réformateur résolu s'attaquant aux dysfonctionnements qui ont conduit nos sociétés et l'idée européenne au bord du gouffre", a-t-il souligné.

"La première étape de cette longue marche vers la souveraineté collective et partagée des sociétés européennes sera d'ouvrir un débat public en Grèce, le plus largement possible, afin de discuter des réformes indispensables et immédiates" a ajouté le vice-président du groupe des Verts au parlement européen.

Pour ce faire, M. Cohn-Bendit, qui a rencontré lundi des blogueurs grecs à qui il a réaffirmé son idéal de création d'une Europe fédérale pour sortir de la crise, a prévu de revenir en septembre en Grèce.

"Aujourd'hui, face à la crise, nous sommes tous des Grecs européens", a-t-il ajouté en fustigeant les "talibans néo-libéraux" qui ont mis "l'Europe à genoux" et "nourrissent la fièvre malsaine des populismes, jusqu'au dramatique retour du fascisme, ici-même dans la patrie de Socrate, Périclès, mais aussi Melina Mercouri et Cornelius Castoriadis".

"Il n'y a pas de solutions nationales. Seule l'union de l'Europe nous permettra de garder le contrôle sur nos destinées communes", a-t-il dit.

"La démocratie est une affaire de choix. Aujourd'hui à Athènes nous appelons les citoyens européens à faire entendre leur dissidence, s'il n'y a pas d'alternative, il n'y a pas de démocratie", a-t-il conclu.