Une surveillance ciblée et limitée

Le gouvernement américain a seulement cherché à obtenir des informations détaillées sur des appels concernant moins de 300 numéros de téléphone parmi les millions de données collectées par la National Security Agency (NSA), indique un document qui a été "déclassé" samedi.

Etats-unis

Le gouvernement américain a seulement cherché à obtenir des informations détaillées sur des appels concernant moins de 300 numéros de téléphone parmi les millions de données collectées par la National Security Agency (NSA), indique un document qui a été "déclassé" samedi.

Cette révélation apparaît comme une tentative, de la part des agences du renseignement américaines et de l’administration Obama, de démentir les accusations d’excès de pouvoir dans les enquêtes visant des complots terroristes. L’administration américaine estime que le programme Prism mené par la NSA et révélé par une fuite de documents ultra-confidentiels dans la presse est parfaitement légal, qu’il est mené suivant des contrôles stricts et qu’il n’empiète pas sur la vie privée des Américains ordinaires.

Le document rendu public samedi affirme que les données collectées par la NSA ont permis de déjouer un projet d’attaque contre le métro de New York en 2009 et d’arrêter un ressortissant afghan. La surveillance du courrier électronique de membres d’Al Qaeda au Pakistan a mené les enquêteurs jusqu’à une personne résidant aux Etats-Unis et qui "tentait de se procurer du matériel explosif". Ces informations ont été transmises par la NSA au FBI.

Le document évoque un programme de la NSA visant à la collecte de "métadonnées", des informations brutes qui n’identifient pas les abonnés des principales compagnies téléphoniques américaines, à partir d’appels nationaux et internationaux. Le document évoque également le programme Prism qui touche, lui, les communications électroniques et les comptes mail d’étrangers visés par des enquêtes antiterroristes.

Des millions d’enregistrements ont été menés en 2012, mais les autorités fédérales ne se sont penchées en détail que sur les métadonnées émanant d’un peu moins de 300 numéros de téléphone. Cela concernait les grandes entreprises téléphoniques américaines. (Reuters)