Pourquoi Snowden et Assange ont choisi l'Equateur ?

L'ex-consultant de la CIA a demandé l'asile politique à l'Equateur. L'agent en fuite suit donc les traces de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, qui a obtenu l'asile à l'ambassade d'Equateur à Londres. Mais pourquoi s'adresser spécifiquement à ce pays sud-américain ?

Pourquoi Snowden et Assange ont choisi l'Equateur ?
©Montage LaLibre
Jonas Legge

Où se trouve Edward Snowden ? Le flou subsiste sur l'endroit où se cache actuellement l'ex-consultant de la CIA et de l'agence nationale de sécurité (NSA), accusé d'espionnage par Washington qui en demande l'extradition. Cependant, une chose est sûre, Edward Snowden a demandé l'asile politique à l'Equateur. L'agent en fuite suit donc les traces de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, qui a obtenu l'asile à l'ambassade d'Equateur à Londres. Il y réside d'ailleurs depuis plus d'un an. Mais pourquoi s'adresser spécifiquement à ce pays sud-américain ?

Le chef de la diplomatie équatorienne, Ricardo Patino, a confirmé ce lundi matin que Quito "analysait" la demande d'asile politique de Snowden, et estimé qu'avec cette affaire, il y allait "de la liberté d'expression et de la sécurité des citoyens dans le monde". Mais ce n'est pas tout...

L'Equateur est aussi, et surtout, un Etat qui se plait à dire "non" aux Etats-Unis. Le Monde rappelle d'ailleurs que le pays de l'Oncle Sam disposait d'une base militaire en Equateur jusqu'en 2009. Mais "lorsqu'ils ont tenté d'obtenir sa prolongation, en 2007, le président Rafael Correa leur a répondu qu'il n'y avait aucun problème, à condition que les Etats-Unis autorisent l'Equateur à ouvrir une base militaire en Floride", peut-on lire dans le quotidien français.

Ces demandes d'asile des hackeurs s'expliquent également par l'anti-impérialisme qui anime l'Equateur. L'appartenance à l'Alliance bolivarienne pour les Amériques, groupe de pays opposés à l'influence des Etats-Unis en Amérique latine, en est le plus bel exemple. Par cette démarche, le gouvernement cherche aussi à s'attirer la sympathie des citoyens.

Le Figaro précise encore, en se remémorant les tensions qui ont animé le cas Assange, qu'"en s'engageant dans une confrontation diplomatique surmédiatisée avec le Royaume-Uni, Correa espér(ait) bien impressionner ses voisins socialistes d'Amérique du Sud et gagner en influence dans la région".

Bien que l'Equateur n'ait pas encore donné suite à la requête de Snowden, on imagine donc mal que le jeune américain se voit opposer un refus...

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