La "solution" pour un transfert de Snowden entre les mains de la Russie

Le président d'Equateur, Rafael Correa, a affirmé que la "solution" pour un transfert du fugitif américain Edward Snowden, bloqué à Moscou après avoir demandé l'asile politique à Quito, était "entre les mains des autorités russes".

La "solution" pour un transfert de Snowden entre les mains de la Russie
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AFP

Le président d'Equateur, Rafael Correa, a affirmé samedi que la "solution" pour un transfert du fugitif américain Edward Snowden, bloqué à Moscou après avoir demandé l'asile politique à Quito, était "entre les mains des autorités russes".

"Pour instruire cette demande d'asile, il doit se trouver en territoire équatorien. Pour l'instant, la solution, la destination de Snowden, est entre les mains des autorités russes", a déclaré M. Correa, lors d'un entretien accordé à la télévision équatorienne Oromar.

Auteur de révélations explosives sur les programmes américains de surveillance, M. Snowden est coincé depuis une semaine dans la zone de transit de Moscou, en provenance de Hong Kong, son passeport étant annulé par les Etats-Unis qui réclament son extradition pour espionnage.

L'ancien collaborateur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) a sollicité depuis la capitale russe l'asile politique à l'Equateur, pays qui l'a déjà accordé il y a un an dans son ambassade de Londres au fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, autre bête noire de Washington pour avoir divulgué des centaines de milliers de câbles confidentiels américains.

"Nous n'avons pas cherché cette situation. Snowden est en contact avec Assange, qui lui a recommandé de demander l'asile politique à l'Equateur", a poursuivi M. Correa, un dirigeant socialiste aux relations tendues avec la Maison Blanche.

"S'il arrive sur le territoire équatorien, nous instruirons sa demande comme nous l'avons fait pour Assange", a ajouté le président équatorien, en soulignant que "dans ce cas, il sera demandé son avis aux Etats-Unis".

Auparavant dans la matinée, M. Correa avait révélé que le vice-président américain Joe Biden l'avait contacté la veille par téléphone pour plaider en faveur de l'extradition du jeune informaticien de 30 ans.

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