La France a aussi son Big Brother

A l'instar des Américains, les services de renseignement français espionnent, eux aussi, les communications en France et à l'étranger. Un système illégal d'après Le Monde qui révèle l'information.

La France a aussi son Big Brother
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L.Be

A l'instar des Américains, les services de renseignement français espionnent, eux aussi, les communications en France et à l'étranger, révèle Le Monde ce jeudi. "La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées", assure le quotidien.


Il explique ensuite que les services secrets extérieurs ne s’intéressent non pas aux contenus des messages mais aux "métadonnées" afin de connaitre les liens entre les personnes surveillées dans le cadre de la lutte antiterroriste. "L'ensemble des mails, des SMS, des relevés d'appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter, sont ensuite stockés pendant des années", peut-on lire. Les autres services de renseignements, y compris la police judiciaire,  peuvent ainsi consulter cette "infrastructure de mutualisation".

Mais ce système serait totalement illégal. "Les politiques le savent, mais le secret est la règle: ce Big Brother français est clandestin", écrit le quotidien qui a interrogé la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Elle précise d'ailleurs que "le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism."

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, conteste, tout comme la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité et la délégation parlementaire au renseignement, "les conclusions de l'enquête du Monde". Sollicités par le journal français, la DGSE, la DCRI et Tracfin ont  refusé de commenter ces informations.


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