Face à Sarkozy, Fillon contre-attaque

François Fillon n'a pas apprécié les propos de Nicolas Sarkozy lors de son discours à l'UMP le 8 juillet dernier. Et il compte bien se distancier de son probable rival.

M.L
Face à Sarkozy, Fillon contre-attaque
©REPORTERS

Rififi à l'UMP. François Fillon n'a pas apprécié les propos de Nicolas Sarkozy lors de son discours à l'UMP le 8 juillet dernier. L'ancien chef d'Etat a égratigné son ancien Premier ministre, en course pour la primaire d'investiture de 2016 à droite, déclarant "trouver indécent de parler du rendez-vous de la présidentielle alors que les Français souffrent".

Selon le quotidien français Le Figaro, François Fillon aurait été irrité par les critiques. Le Monde relate même que François Fillon a quitté la salle en s'adressant ironiquement à un élu : "Le catéchisme est-il terminé ?"

Mais pas question de se laisser abattre. Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et proche de François Fillon, a déclaré sur les ondes de RTL qu'il en ressortait "plus stimulé" avant d'ajouter : "Aujourd'hui, il ne faut pas tuer le match, c'est un débat qui doit être serein, normal, tout a changé avec l'installation des primaires", a-t-il expliqué, concédant que "Nicolas Sarkozy a l'air d'installer un peu plus une possibilité de retour""Personne ne peut s'exonérer de la primaire, parce que la primaire, c'est une garantie d'unité", a ajouté Eric Ciotti. Les proches de l'ex-Premier ministre UMP estiment en effet que les fidèles de Nicolas Sarkozy tentent d'imposer la candidature de l'ex-président dans le rôle de "l'homme providentiel", semblant presque oublier qu'une primaire est prévue à droite en 2016.

Fillon : "Chacun a le droit d'être candidat aux primaires"

François Fillon a brisé le silence lors d'un meeting ce jeudi soir à La Grande-Motte (Hérault), livrant un discours offensif.

"L'UMP ne peut pas vivre immobile, congelée, au garde-à-vous, dans l'attente d'un homme providentiel. Chacun a le droit d'être candidat aux primaires, personne ne peut dire 'Circulez, y a rien à voir, c'est moi'", a-t-il lancé à ses partisans,"rester sur son piédestal en attendant que la gauche s’effondre et en espérant être plébiscité des Français : ça c’est l’assurance d’échouer". Des messages qui semblent s'adresser clairement à Nicolas Sarkozy. 

La guerre des chefs est déclarée et devrait se poursuivre jusqu'aux primaires de l'UMP en 2016 pour lesquelles Nicolas Sarkozy, s'il devait se présenter, est placé favori.