Brétigny: Huchon n'exclut pas un acte de malveillance

Le drame de Brétigny, une pièce défaillante? "Cette pièce était tenue par quatre boulons et il paraît bizarre, curieux en tous cas, que les boulons aient tous sauté en même temps alors qu'un train est passé une demi-heure avant et n'a signalé aucune difficulté", a déclaré le président PS de la région Ile-de-France.

AFP
Brétigny: Huchon n'exclut pas un acte de malveillance
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Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, n'a pas exclu samedi que la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) la veille, qui a fait six morts, ait pu être provoquée par un acte de malveillance. 


M. Huchon, qui préside aussi le Stif, autorité organisatrice des transports franciliens, réagissait sur France Info à l'annonce par la SNCF que l'accident pourrait être dû à la défaillance d'une pièce d'aiguillage.


 "Cette pièce était tenue par quatre boulons et il paraît bizarre, curieux en tous cas, que les boulons aient tous sauté en même temps alors qu'un train est passé une demi-heure avant et n'a signalé aucune difficulté", a déclaré M. Huchon.


 "Les hypothèses sur ce qui s'est passé sont de toutes natures: ou c'est une pièce mécanique qui était fatiguée, obsolète, ou bien alors ça peut être aussi un acte de malveillance. Personne ne peut à ce stade de l'enquête l'affirmer mais personne ne peut l'exclure non plus", a-t-il poursuivi. Jean-Paul Huchon a rappelé que la région Ile-de-France n'avait "jamais connu, à aucun moment, le fait qu'une pièce se soulève, se mette en travers et ne permette plus à la roue de rouler, provoquant le déraillement". 


"Les catastrophes ferroviaires en France, c'est assez rare parce que le service public est extrêmement vigilant, il y a eu d'autres soucis, en Angleterre par exemple, au moment des privatisations faites dans le désordre", a souligné M. Huchon, qui était directeur de cabinet du Premier ministre Michel Rocard au moment de l'accident de la gare de Lyon en 1988 (56 morts).

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