Gens du voyage : un élu français dérape

Le député-maire UDI de Cholet a fait une référence à l'extermination nazie lors d'une visite faite à des gens du voyage dans sa commune, dimanche.

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© Europe 1
Rédaction en ligne

Gilles Bourdouleix, député-maire UDI de la commune de Cholet (département de Maine-et-Loire) est sous le feu des critiques depuis sa sortie remarquée dimanche, lors de sa rencontre avec des gens du voyage, installés en masse sur un terrain qu'il loue à deux exploitants. Mécontent de cet état de fait, il s'est laissé aller à des propos faisant allusion à l'extermination nazie, rapporte le Courrier de l'Ouest.

"Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez…

Alors qu'il était accueilli par des saluts nazis, Gilles Bourdouleix a dérapé verbalement.  "Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez…" , aurait-il asséné. Plus tard, prenant à parti le journaliste qui lui demandait alors de s'expliquer, il persistait : "Vous faire traiter d’Hitler, vous croyez que c’est agréable ? On se fait injurier à longueur de temps", a-t-il expliqué, assumant les propos tenus.

Gilles Bourdouleix en remettait même une couche, accusant de manière à peine voilée les gens du voyage de consanguinité :  "L’autre jour, ils me traitaient de pédophile. Alors qu’eux, la moitié des enfants sont entre pères, grands-pères…"

Selon Le Lab de Europe 1, le député-maire a estimé que le Courrier de l'Ouest avaient "complètement  déformé ses propos". Il affirme avoir prononcé ces mots : "Si c'était Hitler, il les tuerait tous, ici". Toujours d'après la même source, ce n'est pas la première fois que Gilles Bourdeleix se plaignait des gens du voyage. En septembre 2010, il avait déclaré : "On a la trouille de ces gens-là, ils ont tous les droits. Je suis prêt à prendre un camion plein de m... pour le déverser au milieu de leurs caravanes." La Ligue des Droits de l'Homme française avait même porté plainte pour "provocation à la haine raciale". Une plainte classée sans suite en mars 2011.

Quoi qu'il en soit, ce dérapage a été largement commenté par les médias français et ont déclenché une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, y compris au sein de sa propre formation.

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