Le "Royal Baby" a suscité des paris pour plus d’1,7 million d’euros

En Grande-Bretagne, les fêtes des particuliers pour célébrer la naissance auront un impact sur la consommation. Le CRR prévoit 72 millions d’euros pour les boissons alcoolisées et 25 millions pour les plats de festivités.

Correspondante à Londres > Sabrina Belaïba
Le "Royal Baby" a suscité des paris pour plus d’1,7 million d’euros
©AP

Le fils de la duchesse de Cambridge et du prince William a donc vu le jour ce 22 juillet à Londres. Sa naissance n’a pas fini de nourrir la presse, mais aussi l’économie du pays, déjà dopée à plusieurs mois de l’événement.

Les bookmakers se sont emparés de la bonne affaire pour proposer à leurs clients des paris sur le sexe, le prénom ou encore la couleur des cheveux du "Royal Baby". La société Paddy Power a enregistré 35000 euros de paris en trois heures pour la seule journée de lundi.

Titus n’a pas la cote

Au total, la naissance du bébé royal, troisième dans la ligne d’accession au trône, a suscité plus d’un million d’euros de paris selon la société Coral. Le plus gros marché jamais enregistré pour un événement non sportif au Royaume-Uni, pays féru de paris. Et même si les mises sont closes sur la date de naissance ou le sexe, les parieurs peuvent toujours deviner le prénom que portera le futur souverain. George arrive en pole position, suivi de James, le prénom du frère de Kate. Si un prénom plus insolite est choisi, les parieurs pourraient alors toucher le jackpot. Titus ou Elvis, par exemple, peuvent rapporter 500 fois la valeur de la mise.

Une économie boostée

Selon les estimations de spécialistes de la distribution, la naissance de l’enfant devrait rapporter au moins 240 millions de livres sterling, soit environ 280 millions d’euros, à l’économie britannique. En effet, une large gamme de produits dérivés a fait son apparition sur les étals des boutiques de souvenirs. Tasses, porte-clés, assiettes ou encore sacs pour vomir : des objets kitsch et parfois étonnants. D’après le Centre de recherches sur la vente au détail (CRR), près de 193 millions d’euros seront dépensés.

"Les touristes qui sont déjà à Londres vont certainement acheter des souvenirs et les détaillants britanniques s’attendent aussi à des ventes en ligne aux personnes résidant en Amérique du Nord pour environ 43 millions d’euros. Cela s’explique par la popularité du couple aux Etats-Unis. Aussi, les parents ou grands-parents des enfants nés en 2013 seront également tentés d’acheter des souvenirs pour commémorer cet enfant royal, mais aussi le leur", explique le professeur Joshua Bamfield, qui dirige le CRR.

En Grande-Bretagne, les fêtes des particuliers pour célébrer la naissance auront un impact sur la consommation. Le CRR prévoit 72 millions d’euros pour les boissons alcoolisées et 25 millions pour les plats de festivités.

Chacun sa part du gâteau

Dans cette affaire, la famille royale n’est pas en reste et ce, même si elle ne fait pas l’objet d’une marque déposée. En effet, le Palais ne touchera aucun bénéfice sur les produits dérivés, cependant il aura sa part du gâteau. Le prince Charles, par exemple, a commercialisé des chaussons faits main en matière écologique sur son site Internet. Les parents de Kate, propriétaires de la marque Party Pieces, société spécialisée dans les accessoires de fête, ne devraient pas non plus être en reste.