RDC : les tirs de jeudi sur Goma ont fait 4 morts parmi les civils

Les tirs d'artillerie qui ont touché jeudi les quartiers périphérique de Goma, capitale du Nord Kivu (est) ainsi qu'un village proche, ont fait 4 morts et une dizaine de blessés. Dider Reynders appelle la Monusco à "neutraliser" les éléments du M23 menaçant Goma

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RDC : les tirs de jeudi sur Goma ont fait 4 morts parmi les civils
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Les tirs d'artillerie qui ont touché jeudi les quartiers périphérique de Goma, capitale du Nord Kivu (est) ainsi qu'un village proche, ont fait 4 morts et une dizaine de blessés a annoncé le lieutenant colonel Prosper Basse, porte-parole militaire des Nations Unies.

L'un de ces obus, tombé sur les faubourgs à l'est de Goma a tué une femme et son enfant, une roquette tombée à Kanyaruchinya, un village proche a tué deux personnes et en a blessé neuf autres a précisé l'officier. Un autre projectile a atteint une maison louée par un fonctionnaire des Nations unies sans faire de victime.

Ces tirs d'artillerie ont provoqué une réaction et "l'engagement" de la mission des Nations unies au Congo aux cotés des Forces armées de la République démocratique du Congo, a affirmé le porte-parole.

Reynders appelle la Monusco à "neutraliser" les éléments du M23 

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a appelé vendredi la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo, la Monusco, à "neutraliser les éléments" de la rébellion du M23 qui menacent la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est), voisine du Rwanda. "Je souhaite que la Monusco et sa (nouvelle, en cours de déploiement) brigade d'intervention neutralisent le M23 et son artillerie", a-t-il affirmé à l'agence Belga depuis Le Caire, alors que des tirs provenant des positions tenues par les rebelles ont touché les environs immédiats de Goma. Ils ont fait, selon l'ONU, quatre morts et dix-sept blessés dans la collectivité de Munigi située à environ 5 km de la ville. Cinq personnes dont trois enfants ont aussi été blessées jeudi à Goma par des obus.

"Il faut que la Monusco et la brigade d'intervention - une unité de plus de 3.000 Casques bleus dotés d'un mandat offensif contre les groupes armés présents dans l'est congolais - démontrent leur capacité à protéger la population, le cas échéant par des actions offensives", a ajouté M. Reynders par téléphone.

La Monusco, la plus importante force de paix onusienne, avec plus de 19.000 Casques bleus, agit sous l'égide du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui autorise le recours à la force en cas de menace pour la paix et la sécurité. Elle dispose notamment d'hélicoptères d'attaque.

Lors de sa visite la semaine dernière à Kinshasa, M. Reynders avait rencontré les nouveaux responsables de la Monusco, son chef politique, le diplomate allemand Martin Kobler, et le commandant militaire des Casques bleus, le général brésilien Carlo Alberto dos Santos Cruz. Ils lui avaient fait part de leur détermination à protéger les civils, conformément au mandat accordé par le Conseil de sécurité.

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