Libye: 4 morts lors d'affrontements tribaux

Des affrontements ont éclaté jeudi soir entre des membres de la tribu de Ouerchefana et des habitants de la ville de Zaouiyah (ouest de Tripoli) faisant 4 morts et plusieurs blessés, a indiqué samedi soir le Premier ministre libyen Ali Zeidan.

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Libye: 4 morts lors d'affrontements tribaux
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Des affrontements ont éclaté jeudi soir entre des membres de la tribu de Ouerchefana et des habitants de la ville de Zaouiyah (ouest de Tripoli) faisant 4 morts et plusieurs blessés, a indiqué samedi soir le Premier ministre libyen Ali Zeidan.

"Les affrontements entre la tribu Ouerchefana et la ville de Zaouiyah ont fait 4 morts et plusieurs blessés et les combats se poursuivent toujours", a indiqué M. Zeidan lors d'une déclaration à la presse.

Selon lui, "des contacts ont été établis par le président du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique et législative du pays, Nouri Abousahmein, le ministre de la Défense et le chef de l'état-major militaire avec les deux parties', ayant abouti à l'envoi de troupes de l'armée pour s'interposer entre les belligérants. "Nous souhaitons que les deux parties cessent les combats afin que cette force d'interposition puisse se déployer sur le terrain", a indiqué Ali Zeidan qui a déploré "la facilité du recours par les citoyens aux armes(...) quelles que soient les raisons".

Des sources concordantes ont expliqué à l'AFP que le conflit avait éclaté jeudi soir quand un groupe armé de Ouerchefana a attaqué un centre médical près de Zaouiyah , tuant deux personnes et en enlevant une autre. Des hommes armés de Zaouiyah sont allés dans le fief de la tribu de Ouerchefana pour libérer l'homme kidnappé et appréhender les assaillants, ce qui a envenimé la situation, indiquent ces mêmes sources.

Depuis la chute de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, plusieurs affrontements meurtriers ont eu lieu entre tribus, notamment au sud et à l'ouest de la Libye, en raison de différends historiques ou pour le contrôle de la contrebande sur les frontières.

L'abondance des armes en circulation et l'existence de stocks peu contrôlés, ajoutées à l'incapacité des nouvelles autorités à former une armée et des forces de police capables d'imposer l'ordre dans le pays, ont contribué à la recrudescence des violences en Libye ces derniers jours.