Une bourde hollandaise fâche Poutine

Vladimir Poutine a exigé des "excuses" des Pays-Bas après un incident lors duquel un diplomate russe aurait été interpellé de manière musclée à son domicile et détenu plusieurs heures. "Notre réaction dépendra de la manière dont se conduira la partie néerlandaise", a-t-il menacé.

Une bourde hollandaise fâche Poutine
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Belga/AFP

Le président russe Vladimir Poutine a exigé mardi des "excuses" des Pays-Bas après un incident lors duquel, selon Moscou, un diplomate russe à La Haye a été interpellé de manière musclée à son domicile et détenu plusieurs heures. "C'est une violation grossière de la convention de Vienne. Nous attendons des explications et des excuses, et que les coupables soient punis", a déclaré M. Poutine, cité par l'agence Ria Novosti en marge du sommet Asie-Pacifique à Bali.

"Notre réaction dépendra de la manière dont se conduira la partie néerlandaise", a ajouté le président russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait auparavant indiqué avoir convoqué l'ambassadeur des Pays-Bas à Moscou pour lui faire part du caractère "inacceptable" de l'incident survenu dimanche soir à La Haye.

Selon le porte-parole du ministère russe, des policiers néerlandais ont fait irruption dimanche soir au domicile de Dmitri Borodine, premier secrétaire de l'ambassade de Russie aux Pays-Bas. Selon lui, le diplomate a été battu et menotté, puis emmené au poste de police d'où il n'a été libéré qu'au matin "sans aucune explication ni excuses".

Le porte-parole a souligné que les policiers avaient bafoué la protection diplomatique.

Selon lui, la police néerlandaise a invoqué "le prétexte inventé qu'il maltraitait ses enfants".

Poutine propose d'inviter l'Indonésie à Genève

Le président russe Vladimir Poutine a estimé mardi que la coopération de la Syrie sur les armes chimiques avait dissipé les "doutes", et proposé d'élargir la conférence de paix Genève 2 à des pays comme l'Indonésie. "Les doutes sur la réaction adéquate de la direction syrienne à la décision prise sur les armes chimiques ne se sont pas vérifiés", a déclaré M. Poutine, cité par Ria Novosti en marge du sommet Asie-Pacifique à Bali.

"La direction syrienne s'est mise très activement à ce travail et agit de manière très transparente, aide les structures internationales", a ajouté le président russe, dont le pays, allié du régime syrien, avait été à l'origine en septembre de la proposition de démanteler l'arsenal chimique syrien, écartant in extremis la menace de frappes occidentales après un massacre près de Damas.

M. Poutine a indiqué avoir évoqué la destruction des armes chimiques syriennes avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry en marge du sommet.

"Nous avons une compréhension mutuelle de ce que nous devons faire, et comment", a-t-il ajouté.

Le président russe a par ailleurs proposé d'inviter des pays à majorité musulmane comme l'Indonésie à la conférence de paix Genève 2.

"La priorité aujourd'hui, ce n'est pas seulement la destruction des armes chimiques, mais aussi le retour au processus de paix entre toutes les parties en conflit, à Genève", a-t-il déclaré, selon Itar-Tass.

"Nous estimons possible d'élargir le nombre des participants, y compris à de grands Etats musulmans comme l'Indonésie", hôte du sommet de l'Apec, a-t-il déclaré, selon Itar-Tass.

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