Ayrault craint "une révolte fiscale ou électorale"

"Je ne sous-estime pas les difficultés, notamment des personnes qui, à revenu quasi équivalent, vont payer l'impôt sur le revenu", assure M. Ayrault dans cette interview à paraître vendredi et réalisée au lendemain du vote des députés d'une uniformisation des prélèvements sociaux à 15,5% sur certains produits d'épargne.

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Ayrault craint "une révolte fiscale ou électorale"
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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, interrogé par Ouest-France sur son éventuelle crainte d'"une révolte fiscale ou électorale", a assuré qu'il ne sous-estimait "pas les difficultés, notamment des personnes qui, à revenu quasi équivalent, vont payer l'impôt sur le revenu".

"Je ne sous-estime pas les difficultés, notamment des personnes qui, à revenu quasi équivalent, vont payer l'impôt sur le revenu", assure M. Ayrault dans cette interview à paraître vendredi et réalisée au lendemain du vote des députés d'une uniformisation des prélèvements sociaux à 15,5% sur certains produits d'épargne.

"Depuis deux ans, dit le Premier ministre, le calcul n'était plus indexé sur l'inflation. Nous avons mis une décote qui a permis à 400.000 foyers fiscaux de ne pas devenir imposables, mais cela n'a pas suffi. C'est pourquoi nous avons décidé de réindexer le barème en 2014, afin d'éviter à un certain nombre de personnes modestes, actives ou retraitées, d'entrer dans le champ de l'impôt", déclare Jean-Marc Ayrault.

"Je ne nie pas le fait que nous avons demandé un effort aux Français pour redresser les comptes, d'abord à ceux qui peuvent le plus", poursuit M. Ayrault. "Nous avons relevé le taux pour les revenus les plus élevés, imposé à 75 % les très hauts revenus, rapproché la fiscalité du capital de celle du travail", ajoute-t-il.

"Si nous n'avions rien fait, assure le Premier ministre, le déficit de la France serait de 6 %. Je n'ai pas envie que la France soit soumise à la dictature des marchés financiers", conclut-il.