Nucléaire iranien : un accord "historique" peut-être en vue, selon Ban Ki-moon

Toutes les parties impliquées, Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne) doivent maintenant s'employer à "créer la confiance mutuelle et permettre la poursuite des négociations pour étendre la portée de cet accord initial", a ajouté Ban Ki-moon.

AFP
Nucléaire iranien : un accord "historique" peut-être en vue, selon Ban Ki-moon
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Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a estimé dimanche que l'accord préliminaire sur le nucléaire iranien signé à Genève pourrait être "le début d'un accord historique pour les peuples et nations du Moyen-Orient et au-delà", selon son porte-parole. Toutes les parties impliquées, Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne) doivent maintenant s'employer à "créer la confiance mutuelle et permettre la poursuite des négociations pour étendre la portée de cet accord initial", a ajouté Ban Ki-moon.

De son côté, le président des États-Unis Barack Obama a qualifié de "première étape importante" l'accord conclu dimanche, tout en soulignant que d'"énormes difficultés" persistaient dans ce dossier.

Le président iranien Hassan Rohani a estimé quant à lui que "dans l'accord, le droit à l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien a été accepté (...) et la structure des sanctions a commencé à se fissurer".

Le président russe, Vladimir Poutine, a lui indiqué qu'il s'agissait d'une "percée", mais seulement un "premier pas" sur un chemin long et difficile.

Les Emirats arabes unis se sont eux félicités de la décision et ont émis l'espoir qu'elle contribuera à terme à la stabilité de la région. Il s'agit de la première réaction d'une des six monarchies arabes du Golfe, qui redoutent que leur voisin iranien se dote un jour de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire à usage civil.

Seule voix vraiment négative, Israël a dénoncé un "mauvais accord qui offre exactement ce que l'Iran voulait: la levée significative des sanctions et le maintien d'une partie significative de son programme nucléaire", puisqu'il "laisse en place les centrifugeuses", selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Celui-ci a ensuite qualifié l'accord "d'erreur historique".

Le président israélien Shimon Peres a pour sa part souligné que l'accord était un arrangement "intérimaire" qui devra être jugé "sur les résultats et non sur les mots".

"La conclusion d'un accord à Genève envoie un important message à Israël pour qu'il comprenne que la paix est la seule option au Moyen-Orient", peut-on par ailleurs lire dans un communiqué du porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina.


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